01 avril 2008
Taïwan : Un biocarburant à base de paille de riz
L'institut de recherche sur l'énergie nucléaire (The Institute of Nuclear Energy Research) de Taïwan vient de créer un procédé permettant de produire de l'éthanol cellulosique à base de paille de riz.
Grâce à ce système, 10 kg de paille de riz permettent de produire 2 L d'éthanol cellulosique pur à 99,5 %. En améliorant encore le procédé, l'INER sera en capacité de produire, d'ici 2010, 200 L d'éthanol par jour à partir d' 1 Tonne de paille de riz. L'INER souhaite également transmettre ce savoir aux entreprises locales afin qu'elles fabriquent à leur tour de l'éthanol cellulosique. Ceci dans le but de réduire la consommation de pétrole de l'île. Cette nouvelle technologie pourrait ainsi couvrir 3% des besoins énergétiques du secteur des transports pour un coût de 25 $ taïwanais le litre (53 centimes d'euros).
26 février 2008
Etude Ipsos : 8 français sur 10 sont prêts à utiliser du bioéthanol
Selon une étude Ipsos* parue en février 2008, plus de 8 français sur 10 se déclarent prêts à utiliser du bioéthanol pour lutter contre le réchauffement climatique.
Cette étude révèle un véritable plébiscite des français pour les carburants "propres" puisque 80 % envisagent d'utiliser du bioéthanol. Ils sont également 80 % à penser que le développement du bioéthanol doit rester une priorité pour la France et à envisager l'achat d'un véhicule Flex-Fuel. 83 % considérent que le développement du bioéthanol en France n'est pas assez rapide mais qu'il permet de réduire notre dépendance énergétique vis-à-vis du pétrole. Enfin, 88 % estiment qu'il faut augmenter le nombre de pompes distribuant du bioéthanol en France et 76 % que la filière bioéthanol crée des emplois.
L'opinion, largement favorable, des français envers le bioéthanol devrait encourager les différents intervenants du secteur à poursuivre leurs efforts dans le développement des biocarburants.
* Etude IPSOS réalisée en février 2008 auprès d'un échantillon représentatif de 1014 personnes âgées de plus de 15 ans
22 janvier 2008
Suède : 49 % d'augmentation des ventes de véhicules "verts"
Avec une augmentation de + 49 % de véhicules à faible émission de CO2 vendus, soit + 55 000 véhicules entre 2006 et 2007, la Suède serait le pays qui a connu "la plus forte croissance de véhicules verts au monde" selon le gouvernement Suédois.
Ces résultats sont à imputer en partie au fait que le gouvernement offre un rabais de 10 000 couronnes (1072,90 €) à tout nouvel acheteur jusqu'à fin 2009.
Les véhicules verts, fonctionnant pour la plupart au bioéthanol, représenteraient ainsi 18 % du marché de l'automobile en Suède.
Source : Enerzine
10 janvier 2008
Brésil : 4,6 millions de véhicules flex-fuel
En 2007, le Brésil a immatriculé 2 millions de véhicules flex-fuel, ce qui porte à 4,6 millions le nombre total de véhicules brésiliens capables de fonctionner à l'essence comme à l'éthanol.
Les brésiliens ont pu choisir leur voiture hybride parmi 63 marques comme Toyota, Peugeot, Fiat...Cet engouement n'est pas prêt de s'arrêter puisqu'il est prévu que 50 % des voitures brésiliennes rouleront aux biocarburants d'ici 6 ans.
Autre bienfait non négligeable, les filières sucre et éthanol auraient déjà créé 1,8 millions d'emplois au Brésil. Dans le même temps, ces filières ont investi 4,25 milliards de dollars dans leur développement.
Source : Enerzine
15 novembre 2007
Exxon Mobil fait part de ses perspectives énergétiques
Elaborée chaque année par Exxon Mobil, la "Perspective énergétique" s'appuie sur un processus suivi depuis plusieurs dizaines d'années.
Les résultats issus de cette étude, basée sur l'analyse de plus de 100 pays et de 20 types de carburants, permettent à Exxon Mobil d'estimer ses perspectives de croissance commerciale et de favoriser la compréhension des besoins et des enjeux énergétiques mondiaux.
Parmi les conclusions de l'étude en question, on peut citer les chiffres suivants :
- la croissance de la demande d’énergie annuelle devrait être en moyenne de 1,3 % par an de 2005 à 2030
- la croissance de la demande d’énergie dans les pays en voie de développement, qui comprend des pays non membres de l’OCDE, devrait être de 2 % par an – quatre fois celle du monde développé qui s'établit à 0,5 % par an
- l'énergie éolienne, solaire et les biocarburants croissent rapidement d’environ 9 % par an, grâce aux subventions et mandats des gouvernements. Ces sources d’énergie représentent actuellement 0,5 % de l’énergie mondiale, et elles devraient s'élever à 2 % en 2030
- les énergies fossiles représenteront environ 80 % de la demande d’énergie jusqu’en 2030 - à eux-seuls, le pétrole et le gaz compteront pour 60 % de cette dernière
- dans les pays en voie de développement, alors que la dépendance vis-à-vis du charbon devrait augmenter, la forte croissance de l'utilisation des hydrocarbures fera augmenter de 2 % par an les émissions de CO2 liées à l’énergie
- dans les pays développés, une faible croissance de la demande d’énergie combinée à une moindre dépendance sur le charbon dans le monde développé maintiendra les émissions de CO2 presque constantes jusqu’en 2030
- à l'échelle mondiale, les émissions de CO2 liées à l’énergie vont croître pour atteindre un niveau annuel de 37 milliards de tonnes en 2030, comparé à 27 milliards de tonnes en 2005.
Pour ralentir la croissance des émissions de CO2, le rapport précise qu'une participation mondiale des producteurs et consommateurs sera nécessaire, ainsi que des changements graduels d’efficacité énergétique, des progrès technologiques et des investissements considérables pendant des dizaines d’années. Selon Rex W. Tillerson, le PDG d'Exxon Mobil, "le progrès économique entraînera la demande d’énergie ; le pétrole et le gaz resteront indispensables dans un avenir prévisible et un effort mondial devra être déployé pour s’attaquer à la question des émissions de gaz à effet de serre".
Source : Exxon Mobil
La part des biocarburants va fortement augmenter d'ici 2030
Claude Roy, le coordonnateur interministériel pour la valorisation des bioénergies, a indiqué avant-hier que les bioproduits et bioénergies devraient connaître une "croissance importante" d'ici à 2030.
Lors d'un colloque sur les perspectives de la filière bio qui se tenait avant-hier a Paris, Claude Roy a rappelé que les énergies tirées de produits agricoles et les bioproduits (emballages biodégradables, fibres naturelles, encre végétale...) contribuent à lutter contre les émissions de gaz à effets de serre et favorisent l'accès à l'indépendance énergétique. Il a notamment estimé que la valorisation de la biomasse en France pourrait s'élever à 50 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) en 2030, contre 11 Mtep actuellement. Si la consommation actuelle d'énergie primaire était maintenue en 2030, la part des bioproduits et bioénergies atteindrait alors 16 à 20 % contre 4 % actuellement. Néanmoins, il est évident que le développement des bioproduits et bioénergies sera freiné par la croissance de la demande mondiale alimentaire, qui restera prioritaire.
Selon Claude Roy, "jamais la biomasse ne remplacera la totalité des applications de l’énergie fossile", mais elle jouera "un rôle prépondérant" aux alentours de 2030. Pour l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), la production de biocarburants serait multipliée en France par 29 (11,5 Mtep en 2030 contre 403.000 tonnes en 2005) sur la base d’un scénario « optimiste mais réaliste » d’un baril de pétrole autour de 150 dollars !
Source : France Soir
22 octobre 2007
Biodiesel : les pays ayant le potentiel de production le plus élevé
Une étude réalisée par deux chercheurs de l'Université américaine du Wisconsin-Madison a permis de classer 226 pays selon leur potentiel de production de biodiesel et son coût.
Cette étude indique notamment que la Malaisie, la Thaïlande, la Colombie, l'Uruguay et le Ghana sont les pays pouvant le plus séduire les investisseurs, tant pour des facteurs agricoles que politiques.
La capacité annuelle de production de biodiesel est évaluée à 51 milliards de litres à l'échelle du globe. Cette quantité permettrait de couvrir 4 à 5 % de la demande mondiale pour en diesel.

La carte ci-dessus montre le potentiel mondial de biodiesel, calculé selon les volumes d'exportation existants. Les 5 premiers producteurs de biodiesel, à savoir la Malaisie, l'Indonésie, l'Argentine , les Etats-Unis et le Brésil, représentent 80 % de la production totale.

Cette seconde carte indique que le prix de vente potentiel varie de 0,29 dollar à 9 dollars par litre, en fonction des capacités d'approvisionnement des pays en matières premières.
Les deux chercheurs ont tenu à rappeler que le but de l'étude n'était pas de dire : "Il y a ce potentiel de production, foncez pour en profiter"... Mais plutôt de trouver quelles étaient les cultures oléagineuses les plus appropriées à la production et quels pays étaient le plus en mesure de produire du biodiesel à grande échelle. De cette façon, il serait possible d'anticiper certaines conséquences de cette production, au lieu d'avoir à réagir après coup.
L'étude sera prochainement publiée dans son intégralité au sein de la revue "Environmental Science & Technology" sous le titre "A Global Comparison of National Biodiesel Production Potentials".
Vous pouvez dès à présent consulter une première version de cette étude en cliquant sur ce lien.
Source : University of Wisconsin-Madison News
18 juin 2007
Bioéthanol : Où se situent les producteurs en France ?
La France compte 18 distilleries de betteraves et 3 de céréales actuellement en fonctionnement. 5 nouvelles usines devraient être inaugurées entre maintenant et janvier 2008. Voici une carte situant les producteurs d'éthanol en France, ainsi que leur production :

Source : Passions Céréales
11 juin 2007
Etats-Unis : le marché de l'éthanol bientôt saturé ?
En raison de la demande en éthanol pour le moment peu élevée, le développement de ce marché, considéré comme une priorité nationale aux Etats-Unis, pourrait arriver à saturation plus tôt que prévu.
Depuis un an, la demande n'a cessé d'augmenter et les investissements d'affluer sur un marché considéré comme juteux, en raison de marges élevées. En effet, le coût et la durée de construction des usines d'éthanol est plutôt bas, alors qu'elles sont extrêmement rentables, si on les compare aux raffineries de pétrolières classiques. De plus, des changements de normes environnementales dans la composition de l'essence ont aussi obligé les raffineurs à favoriser l'adjonction de l'éthanol, jugé plus propre que le MTBE (éther de méthyle et de butyle tertiaire). La production d'éthanol a enfin été encouragée par l'octroi de subventions étatiques, actuellement de l'ordre de 51 cents par gallon (3,78 litres).
Selon l'Association des carburants renouvelables (RFA), 120 usines d'éthanol ont actuellement la capacité de produire près de 6,2 milliards de gallons par an. Et environ 80 autres sont en construction, ce qui devrait permettre de doubler cette capacité d'ici 2009.
Mais face à une offre qui s'annonce pléthorique, et malgré une demande croissante, "le marché américain a des capacités d'absorption encore très limitées", avance Antoine Halff, analyste chez Fimat.
L'éthanol compte désormais pour 5% du volume total d'essence distribué aux Etats-Unis. "Le rabais que présentent depuis la mi-avril les prix de l'éthanol par rapport à ceux de l'essence et la persistance des subventions étatiques pourraient encourager son développement, mais pour lui trouver des débouchés, il va falloir procéder à des investissements considérables", poursuit l'analyste.
Parmi les problèmes soulevés, les analystes citent notamment les contraintes d'acheminement et de stockage de ce biocarburant. L'éthanol attaque en effet le métal des oléoducs, et doit donc être ajouté à l'essence au niveau du terminal, nécessitant un nombre important de camions, trains ou péniches... qui demeure encore insuffisant. Sachant que les principaux sites de production d'éthanol se trouvent dans le centre du pays et que les principaux débouchés de ce biocarburant se situent sur les côtes, son transport n'est pas facilité.
Par ailleurs, encore trop peu de stations-service proposent du bioéthanol. Malgré la demande de la part des trois grands groupes automobiles américains (General Motors, Ford et Chrysler) au président Bush de mettre en place davantage de mesures incitatives pour développer l'éthanol, le pays ne compte encore que 1100 pompes E85 et 1000 pompes biodiesel, sur un total de 170 000 stations essence.
"Reste à savoir si dans un an, investir dans l'éthanol sera toujours rentable", relève James Williams, analyste de WTRG Energy, mettant notamment en garde contre la hausse probable des cours du maïs.
Source : AFP (10/06/2007)
29 mai 2007
Les français doivent changer leurs habitudes pour réduire la pollution
D'après le rapport 2006 de l'Institut français de l'environnement (Ifen), le mode de vie et la consommation des ménages influent sur les émissions de gaz à effet de serre. Une modification des comportements de chacun peut contribuer à la diminution des émissions, sur la voie d'une division par 4 des gaz à effet de serre émis en France d'ici 2050. Le logement et le véhicule particulier offrent les plus gros potentiels de réduction dans leur utilisation quotidienne. Un ménage peut aussi orienter ses choix de consommation vers des produits ayant nécessité moins d'énergie pour leur fabrication et leur distribution ou moins énergivores dans leur utilisation.
La France s'est engagée à stabiliser les émissions nationales de gaz à effet de serre (GES) en 2010 dans le cadre du plan Climat 2004 et a inscrit dans la loi de programmation énergétique leur réduction par 4 en 2050 par rapport à 1990. Les véhicules particuliers pèsent 14 % dans le total des émissions nationales de GES en 2004, en hausse de 17 % depuis 1990. La distance annuelle parcourue par l'ensemble du parc automobile a augmenté de plus de 30 %. Pour les usages courants, la réduction des parcours quotidiens, le recours à des transports collectifs ou au vélo lorsque c'est possible et l'adoption d'une conduite économe en carburant permettent des gains significatifs sur les émissions globales, tout comme le choix d'acheter un véhicule rejetant moins de CO2.
L'automobile : une préoccupation majeure
Usage accru de la voiture et progrès technologiques
Alors que les émissions nationales totales ont diminué de 0,8 %, celles induites par les véhicules particuliers ont augmenté de 17 % entre 1990 et 2004. Ils sont aujourd'hui responsables de 14 % des émissions. Chaque véhicule roulant émet en moyenne 208 g CO2/km en 2004. Les diminutions réalisées dans d'autres secteurs sont ainsi atténuées par un usage croissant de la voiture : la distance annuelle parcourue par l'ensemble du parc automobile a augmenté de 30 % sur la période. Le budget "transport" des ménages, qui représentait 15 % du budget des ménages en 2005, a quintuplé depuis 1960.
Grâce aux progrès technologiques, la consommation moyenne en carburant des véhicules neufs vendus baisse de 0,1 l/an depuis 1995. Les émissions de CO2 des véhicules neufs sont de 152 g CO2/km en 2005. En même temps, le parc automobile des ménages a augmenté de 27 à 30 millions de véhicules avec un âge moyen passant de 5,8 à 7,6 ans (source : CCFA). 29,7 millions de voitures particulières et 5,5 millions de véhicules utilitaires légers circulent en 2004 pour 47,5 millions de personnes en âge de conduire. L'éloignement entre l'habitat et les lieux d'activités et de services, et l'augmentation des ménages multiéquipés en automobiles en sont les principales causes.
Vers un usage plus mesuré d'un véhicule plus propre
Les véhicules diesel (43 % du parc en 2004) ont des émissions unitaires inférieures de 8 % à celles des voitures à essence et parcourent une distance moyenne 70 % supérieure. La distance annuelle moyenne parcourue par véhicule s'est allongée de 5,3 % depuis 1980 et se stabilise légèrement depuis 2001. Elle est de 12 843 km/an en 2004. Selon l'Ademe, en 2005, les 167 modèles émettant moins de 120 g CO2/km n'ont représenté que 15 % des ventes. En revanche, la masse moyenne des véhicules neufs vendus est passée de 900 kg en 1984 à 1 250 kg aujourd'hui et leur puissance moyenne a progressé de 38 % en 20 ans, ce qui engendre d'autant plus d'émissions de GES au cours de leur fabrication et de leur utilisation.
La climatisation accroît aussi la consommation énergétique. Elle concerne 38 % du parc automobile (2004) et équipe 70 % des véhicules neufs vendus (2003). L'achat d'un véhicule à faibles émissions de CO2, qu'il soit neuf ou d'occasion, influence de façon notable les émissions et le budget « transport » des ménages dont 85 % sont consacrés à l'acquisition et l'utilisation du véhicule. Pour les usages courants, la réduction des parcours quotidiens, le recours, quand cela est possible, à des modes alternatifs (vélo, transports collectifs...) et l'adoption d'une conduite économe en carburant promettent des gains significatifs sur les émissions globales.
Si les Français se sentent impliqués pour le tri des déchets, ils sont moins volontaires dès qu'il s'agit de modifier substantiellement leurs habitudes. 22 % d'entre eux placent l'environnement en tête de leurs préoccupations mais leurs pratiques restent en décalage avec leur sensibilité environnementale. L'Institut cite en exemple leur réticence à changer de moyen de transport alors que la périurbanisation accroît la dépendance à la voiture.
La France est le premier producteur européen d'énergie renouvelable, mais se classe dixième en ce qui concerne la consommation, avec 5.61 % de sa facture énergétique globale, soit la moyenne européenne. L'énergie éolienne est en plein essor : + 61 % entre 2004 et 2005 en termes de production et doublement des capacités de productions. Et 400 000 tonnes de biocarburants, principalement à base de colza, ont été produites en 2004. La surface occupée par les "cultures énergétiques" représente 300 000 hectares, et devrait être multipliée par sept d'ici 2010. Mais l'Ifen prévient que le coût écologique de la production de certains carburants verts dépasse parfois leurs bienfaits. L'impact de ces cultures sur l'environnement est donc à surveiller.
Tous les quatre ans, l'Institut français de l'environnement publie son rapport sur l'état de l'environnement en France. En 2006, l'Ifen se félicite de la prise de conscience des enjeux écologiques et de leur irruption dans le débat public, mais estime que le plus dur reste à faire : les chantiers les plus évidents ont été mis en œuvre, et l'action pour l'environnement devient plus complexe et plus transversale. Prochain verdict en 2010.
Source : www.caradisiac.com (29/05/2007)
















