13 octobre 2007
Al Gore et le GIEC prix Nobel de la Paix
Le prix Nobel de la Paix a été décerné vendredi à l'ancien vice-président américain Al Gore et au groupe d'experts inter- gouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) pour leurs efforts visant faire prendre conscience du réchauffement climatique causé par l'activité humaine.
Tandis que Washington a annoncé que l'attribution du Nobel ne modifierait pas la politique de George W. Bush en matière d'environnement, les défenseurs de l'environnement se réjouïssent de cette récompense. Ils espèrent notamment qu'elle permettra de lever les derniers doutes quant à la nécessité de lutter contre le réchauffement.

11 octobre 2007
Biocarburants : le rapporteur de l'ONU demande un moratoire
Il fallait s'y attendre. Face à la flambée des prix agricoles, principalement causée par la production des biocarburants, Jean Ziegler, rapporteur de l'ONU pour le droit à l'alimentation, a demandé aujourd'hui un moratoire international sur la production de biocarburants.
Depuis plusieurs mois, la conversion de terres arables à la culture de végétaux destinés à produire des biocarburants entraîne une forte augmentation des prix alimentaires. Cette dernière pénalise en premier lieu les pays les moins développés, obligés d'importer une part de leur alimentation au prix fort. De plus, à cause de cette hausse des prix, les pays riches pourraient être tentés de réduire l'aide alimentaire apportée aux pays en développement.
Dès lors, M. Ziegler a décidé de soumettre le 25 octobre à l'Assemblée générale de l'ONU une proposition de moratoire de cinq ans interdisant la conversion de terres à la production de biocarburants. Il espère qu'au delà de ce délai la science aura assez progressé pour pouvoir passer aux biocarburants de seconde génération, produits à partir de déchets végétaux.
Lors de son interview, le sociologue suisse a rappelé que 232 kilos de maïs étaient nécessaires pour faire un plein de cinquante litre d'éthanol, et qu'une telle quantité de maïs permettait de faire vivre un enfant pendant un an.
Source : AFP
Chine et Inde : l'approvisionnement en eau menacé par les biocarburants
Après les Etats-Unis, c'est en Inde et en Chine que l'eau pourrait manquer. En effet, les deux pays ont récemment décidé d'augmenter massivement leur production de biocarburants, entraînant une surconsommation d'eau, dont l'utilisation est déjà fortement limitée dans la production agricole.
Selon un rapport de l'institut international de gestion de l'eau (IWMI), la Chine et l'Inde, premiers producteurs et consommateurs au monde de nombreux produits agricoles, subiraient déjà d'importantes limitations d'eau dans la production agricole.
Si les deux pays se mettent à développer massivement la production domestique de biocarburants, notamment à partir des cultures actuelles, leur approvisionnement en eau ainsi que leur capacité à répondre aux besoins d'alimentation futurs risquent d'être sérieusement menacés.
De son côté, la Chine s'est fixée comme objectif de quadrupler sa production de biocarburant à environ 15 milliards de litres d'ici 2020, soit 9 % de ses besoins en essence. Ceci nécessitera une augmentation de 26 % de sa production de maïs. L'Inde affiche des objectifs similaires, mais s'appuiera principalement sur la culture de la canne à sucre. Il s'agit de deux cultures très gourmandes en eau.
A titre d'exemple, 2400 litres d'eau sont nécessaires à la production d'un litre de bioéthanol à partir de maïs en Chine, alors que la même dose de bioéthanol issue de la canne à sucre indienne nécessite 3500 litres. Le Brésil, quant à lui, n'a besoin que de 90 litres d'eau pour produire un litre d'éthanol !
Selon ce même rapport, en dehors de la Chine et de l'Inde, les conséquences de la hausse de la production de biocarburants sur l'utilisation de l'eau resteront limitées.
Source : Reuters
09 octobre 2007
Etats-Unis : le bioéthanol menace les réserves d'eau
Un rapport de l'association Environmental Defense souligne que le développement massif des usines de bioéthanol dans les plaines centrales des Etats-Unis menace directement les réserves en eau souterraine et les écosystèmes des prairies tempérées.
Une dizaine de sites de production de bioéthanol sont en construction pour une capacité annuelle totale de 2420 millions de litres (soit dix fois plus qu'actuellement), dans le Centre-Sud des Etats-Unis, alors que l'aquifère des Hautes-Plaines (aussi appelé Ogallala) a connu les plus fortes baisses piézométriques de son histoire.
Alors que cette nappe souterraine de 450 000 km2 représente la principale réserve en eau de cette région des Etats-Unis, notamment pour l'irrigation agricole et l'industrie, plus de 10 millions de mètres cubes d'eau par an seraient consacrés à la production de bioéthanol. Il faut savoir que l'élaboration d'un litre de bioéthanol nécessite 3 à 6 litres d'eau.
De plus, ces nouvelles bio-raffineries pourraient impliquer le développement de nouvelles cultures de maïs à proximité - la production d'un quintal de maïs nécessite pratiquement un mètre cube d'eau d'irrigation -, et par la même occasion la mise en culture de zones de prairies protégées par l'US Conservation Reserve Program (CRP). Ce programme, lancé par le Département américain de l'Agriculture, dédommage les agriculteurs qui acceptent de mettre en jachère des terrains agricoles fragiles pendant une période de 10 à 15 ans.
Dans son rapport, Environmental Defense recommande l'application de mesures de protection plus efficaces pour les eaux et les sols vulnérables à l'augmentation de la production de matières premières pour les bio-raffineries et l'adoption de normes permettant de discriminer les biocarburants selon leur empreinte environnementale globale.
Source : BE Etats-Unis n°93
08 octobre 2007
Grenelle : la question des biocarburants sera-t-elle abordée ?
Selon le "Canard Enchaîné", le thème des biocarburants ne sera pas abordé lors de la prochaine concertation sur l'environnement prévue fin octobre.
Il semblerait que cette absence soit dûe à l'impact des biocarburants sur les émissions de gaz à effet de serre. En effet, la publication récente de plusieurs rapports dénonçant la médiocrité du bilan écologique de ces carburants "propres" a de quoi susciter les doutes quant à l'intérêt de recourir à ces derniers. Les cultures intensives nécessaires à la production de l'essence "verte" génèreraient en réalité des gaz à effet de serre encore plus actifs dans le réchauffement climatique que ceux dégagés lors de la combustion de pétrole.
Christian Frémont, pour sa part, considère que les biocarburants constituent "une piste à explorer avec la plus grande prudence". Lors des rencontres parlementaires sur l'énergie organisées le 4 octobre, Jean-Louis Borloo indiquait que les ONG n'avaient pas "forcément tort" lorsqu'elles mettaient en garde contre un développement anarchique des biocarburants.
Notons par ailleurs qu'un des groupes de travail du Grenelle de l'environnement suggère que l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) réalise une étude qui permettra de se prononcer réellement sur l'intérêt des biocarburants et leur éventuel développement.
Source : News.fr
04 octobre 2007
Les biocarburants de première génération remis en cause
Dans l'ombre du Grenelle de l'environnement, un rapport intitulé "Perspectives énergétiques de la France à l’horizon 2020-2050", commandé en 2006 par Dominique de Villepin a été remis au cabinet de François Fillon. Selon ce rapport, les biocarburants de première génération devraient laisser place à ceux de la seconde génération.
Elaboré par 80 spécialistes sous la direction de l'ancien président de la Commission de régulation de l'énergie Jean Syrota, le rapport recommande purement et simplement "l’arrêt des investissements nouveaux dans la production de biocarburants de première génération". Selon cette étude, les "agrocarburants" à base de blé, betterave, maïs ou soja, ont des rendements insuffisants comparativement aux ressources pétrolières nécessaires à leur production et sont limités par les surfaces disponibles. Elle suggère donc d'attendre que la recherche sur les biocarburants de deuxième génération, utilisant toute la plante, des résidus végétaux, et même des arbres, ait avancé. Cette politique se situe donc à l’opposé de celle de Jacques Chirac, qui avait fait des biocarburants un des fers de lance de sa politique agricole.
Source : Le Point
03 octobre 2007
Autriche : 4,4 % de bioéthanol dans les moteurs
Depuis le 1er octobre 2007, l'ensemble des stations-service autrichiennes proposent aux automobilistes de l'E5, un mélange d'éthanol à hauteur de 4,4 % et d'essence.
Il s'agit pour le moment d'une étape pour le pays, qui compte rapidement se mettre en conformité avec l'objectif européen, qui vise à atteindre 10 % de biocarburants dans les pompes d'ici 2020.
Néanmoins, certains scientifiques et responsables politiques autrichiens doutent encore de l'intérêt de passer à l'étape supérieure : l'E85. En effet, la quantité supérieure de bioéthanol nécessaire pour une production énergétique équivalente à celle de l'essence, la répartition des tâches et des coûts d'investissement entre les participants de la chaîne énergétique et l'approvisionnement en bioéthanol sont autant de thèmes faisant l'objet de débats. Par ailleurs, des associations écologistes s'inquiètent des effets liés à la production de biocarburants à grande échelle.
02 octobre 2007
Argentine : un projet de 105 millions de dollars pour produire de l'électricité à partir de biocarburants
Le groupe canadien Dynamotive Energy Systems et sa filiale Dynamotive Latinoamericana S.A. viennent de soumettre au gouvernement argentin de la province de Corrientes un projet d'investissement évalué à 105 millions de dollars destiné au développement de deux sites de production d'électricité à partir de biocarburants.
Chaque usine comprendra une station de production électrique de 15,7 mégawatts essentiellement alimentée par deux usines produisant chacune 200 tonnes par jour de biocarburants oléagineux (Bio-huile) issus de résidus de bois et de biomasse provenant notamment des forêts avoisinantes. Les excédents de biocarburants produits par ces usines seront destinés au secteur des carburants à des fins commerciales et industrielle.
Les deux sites de production seront situés à 800 km de Buenos Aires, à Virasoro et Santa Rosa. Le groupe Dynamotive a précisé que d'autres projets similaires pourraient également voir le jour dans la province de Corrientes, ainsi que dans d'autres pays d'Amérique Latine.
Le développement et la construction de ces deux complexes seront implémentés par Dynamotive et TECNA, un des leaders argentins dans le domaine de l'ingénierie civile, et financés par un groupe de banques et des fonds privés. Lorsqu'ils seront totalement opérationnels, fin 2008, les deux complexes offriront une capacité annuelle de 340 000 tonnes de biomasse.
Pour le PDG de Dynamotive, ces projets permettront de renforcer la croissance économique de la région de Corrientes et de montrer de nouveau que l'Amérique Latine est favorable aux projets concernant les biocarburants. Pour le moment, les projets sont en cours de négociation, notamment pour régler les derniers détails concernant leur financement.
Google : le mécène écolo !
Google, le géant américain des moteurs de recherche, a prévu d'investir pas moins de 10 millions de dollars dans des entreprises innovantes dans le domaine des véhicules verts. De plus, le groupe offre 5000 euros à chacun de ses salariés pour l'achat d'un véhicule hybride !
Baptisé "RechargeIT", le programme écolo présenté par Google vise à aider au développement de solutions moins polluantes, en soutenant des projets isation hybride ou électrique. Le groupe a précisé qu'il consacrerait entre 500 000 et 2 millions de dollars à chaque projet retenu. Les candidatures devront être déposées avant le 22 octobre 2007.
Pour encourager ses salariés à se mettre au vert, le groupe a décidé de leur verser une prime de 5000 euros pour l'achat d'un véhicule hybride, soit la différence entre le coût d'une voiture essence et celui d'une hybride.
Mais revenons-en à l'enjeu réel de ce gigantesque "coup de pub". En effet, Google est en réalité loin d'être une entreprise écolo : son monumental parc informatique et ses milliers de serveurs en batterie consomment plusieurs dizaines de mégawatts par heure. Or, aux Etats-Unis, l'électricité est principalement produite à partir d'anciennes centrales au charbon émettant des milliers de tonnes de CO2 dans l'atmosphère...
Alors Google tente de compenser cette pollution en multipliant les projets écolos. Ainsi, la firme californienne a récemment investi 10 millions de dollars pour encourager le transport « vert ». Elle finance actuellement la start-up Tesla Motors qui ambitionne de développer la voiture électrique du futur. Elle a même couvert les toits de son « Googleplex » de panneaux solaires... Rappelons également qu'avril dernier, Google avait offert à chacun de ses salariés d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient un vélo afin de lutter contre les émissions de CO2. Le moins que l'on puisse dire, c'est que Google ne manque pas d'idées... ni d'argent !
Sources : Les Echos / L'Usine Nouvelle / Cluster21 / Google
28 septembre 2007
Biocarburants : partenariat entre ConocoPhillips et ADM
La compagnie pétrolière américaine ConocoPhillips et le transformateur de matières premières agricoles Archer Daniels Midland (ADM) ont annoncé hier qu'il allaient collaborer dans le développement de biocarburants de nouvelle génération, conçus à partir d'énergies non fossiles.
Le partenariat vise à développer des carburants à partir de céréales, de bois ou de fourrage pour l'industrie du transport.
ConocoPhillips a affirmé que les deux groupes consacreraient chacun 5 millions de dollars par an à ce programme, mais que l'implication de chacune des sociétés pourrait augmenter en fonction de la réussite technique du projet.
"Nous espérons que cette collaboration permettra de développer une technologie destinée à une production à une large échelle et qui pourra être utilisée de manière efficace et abordable", ont commenté Conoco et ADM dans leur communiqué.
Les deux groupes n'ont pas précisé les modalités financières de cette alliance ni quand les premiers travaux communs débuteront.
Il y a 5 mois, ConocoPhillips avait conclu un accord avec Tyson Foods, premier producteur mondial de viande, pour concevoir un biodiesel à partir de graisse animale.
Source : AFP / CNNMoney.com
















