24 mars 2008
Des biocarburants à base d'algues dès 2009 ?
Le groupe portugais Galp Energia a annoncé mi-mars son ambition de créer des biocarburants à partir de microalgues. Un accord a été signé dans ce but avec avec l'Institut portugais d'Ingénierie, de Technologie et d'Innovation (Ineti), ainsi qu'avec la société AlgaFuel.
L'accord signé entre les différents partenaires prévoit la construction d'une usine afin de produire les biocarburants. Ces derniers seront issus de microalgues et de gaz de combustion provenant de la raffinerie de Galp Energia à Sines, au Portugal.
Les biocarburants d'algues sont produits avec le CO2 comme matière première. Ce procédé est beaucoup plus économique en ce qui concerne l'utilisation de CO2 que la fabrication de biocarburants issus des matières premières traditionnelles.
Galp Energia souhaite que ce projet, qui représente 1 à 2 millions d'euros d'investissement, soit opérationnel dès 2009. Si les résultats sont concluants, une commercialisation sera alors envisagée.
Le patron de Nestlé critique sévèrement le développement des biocarburants
Le patron du groupe suisse Nestlé, Peter Brabeck, a déclaré ce dimanche dans l'hebdomadaire suisse NZZ am Sonntag que le développement des biocarburants entraînerait une pénurie des denrées alimentaires à l'échelle mondiale.
Selon Peter Brabeck, "si l'on veut couvrir 20 % du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n'y aura plus rien à manger". Le patron du 1er groupe alimentaire mondial ajoute même "qu' accorder d'énormes subventions pour les produire est inacceptable moralement et irresponsable".
En effet, les millions de tonnes de maïs, de blé et de soja consacrées au développement des biocarburants sont autant de tonnes en moins pour le secteur alimentaire. Ainsi, le prix des matières premières augmenteraient et l'eau serait également en danger selon Peter Brabeck puisqu'il déclare que pour produire un litre de bioéthanol il faut 4000 litres d'eau.
Bien que ces propos proviennent d'un grand patron, ils sont à prendre avec du recul. Il est évident que le patron de Nestlé cherche avant tout à défendre les intérêts du secteur alimentaire et plus particulièrement de son entreprise.
















