12 décembre 2007
San Francisco roule au biodiesel
Le maire de San Francisco, Gavin Newsom, vient d'annoncer qu'il avait rempli l'objectif fixé par un décret voté en mai 2006 visant à convertir tous les véhicules diesel appartenant à la ville au biodiesel d’ici 2007.
Grâce à l'application de ce décret, la ville de San Francisco compte désormais plus de 1500 véhicules municipaux fonctionnant au biodiesel. Le carburant retenu pour alimenter la flotte est le B20, un mélange comprenant 20 % de biodiesel pour 80 % de diesel classique. Le biodiesel en question est produit à partir d'huile de soja vierge provenant de la région du Middle-West.
Mais San Francisco ne s'arrête pas là. La ville vient en effet de lancer un programme visant à récupérer les graisses et huiles de cuisson des restaurants et des résidences pour les transformer ensuite en biocarburants. Une belle initiative !
Source : New York Times
Etats-Unis : nouveaux objectifs pour la production de biocarburants
La chambre des représentants a voté jeudi dernier une nouvelle loi sur l'énergie visant à augmenter les proportions d'énergies renouvelables dans la consommation totale d'énergie.
Cette loi propose notamment de fixer à 15 % le taux d'énergies renouvelables dans la consommation d'énergie d'ici 2020 et de réduire de 21 milliards de dollars les exonérations fiscales destinées aux producteurs de pétrole et de gaz naturel. Les fonds économisés permettront d'ailleurs de financer une partie du projet.
Pour atteindre les 15 % d'énergies renouvelables, un nouvel objectif de production de 36 milliards de gallons (136,3 milliards de litres) d'éthanol d'ici 2022 a été établi, venant renforcer l'objectif de 20 milliards de gallons (75,7 milliards de litres) prévu par cette même loi pour 2015.
Source : Ethanol Producer
11 décembre 2007
L'Afrique du Sud ne produira pas de biocarburants à base de maïs
La semaine dernière, le gouvernement sud-africain a annoncé qu'il n'utiliserait pas pour le moment de maïs pour produire des biocarburants. En effet, le maïs est un produit alimentaire de base pour une grande partie de la population.
L'Afrique du Sud, qui prévoyait d'incorporer 4,5 % de biocarburants dans sa production d'essence d'ici 2013, vient de revoir ses objectifs à la baisse : le pays ne vise désormais qu'un objectif de 2 %. En effet, le gouvernement a décidé qu'il n'utiliserait finalement pas de maïs dans la première phase de production qui doit débuter en 2008.
La ministre de l'Energie et des Minéraux, Buyelwa Sonjica, a déclaré que l'objectif avait été révisé du fait des inquiétudes liées à la sécurité alimentaire et la hausse des prix que provoquerait l'utilisation du maïs - denrée alimentaire de base pour la plupart des habitants du pays - pour produire des biocarburants.
Le maïs sera remplacé par d'autres matières premières couramment utilisées pour la production de biocarburants : le soja, le tournesol, le colza, la canne à sucre et la betterave sucrière.
Source : AFP
Filière éthanol : Michel Barnier rassure les betteraviers
Suite à l'annonce récente d'une baisse des subventions pour la production d'éthanol, la confédération générale des planteurs de betteraves (CGB) avait exprimé la semaine dernière son inquiétude quant aux conséquences d'une telle mesure sur la filière. Dans ce contexte, le Ministre de l'agriculture a rencontré hier la CGB pour tenter de désarmorcer la situation.
Le 28 novembre dernier, le Sénat a décidé d'abaisser de 33,3 euros par hectolitre à 27 le crédit d'impôt dédié au bioéthanol. M. Jeanroy, le délégué général de la CGB, avait alors estimé que l'on taxait "plus les énergies renouvelables que les énergies fossiles". En effet, pour la filière sucre, la réduction de l'exonération de la taxe intérieure sur la consommation (TIC) constitue un véritable paradoxe par rapport aux engagements pris lors du Grenelle de l'Environnement. Regrettant la lenteur du développement de la commercialisation du bioéthanol - seulement 200 pompes E85 seront disponibles fin 2007 contre 500 prévues initialement -, la confédération annonce qu'elle a atteint l'objectif d'incorporation de 3,5 % d'éthanol fixé pour 2007.
En réponse à ces inquiétudes, Michel Barnier, le Ministre de l'agriculture, a reconnu hier que la filière éthanol connaissait un "moment décisif pour le développement des unités de production de biocarburants", et a essayé de minimiser l'impact de la réduction des aides fiscales qui lui sont accordées. Alors que l'exonération devait être réduite de 40 %, le ministre a assuré qu'elle serait finalement limitée à 15 %. Selon lui, une telle baisse ne remettra pas en cause "la viabilité des investissements en cours", ni l'objectif d'incorporation de "7 % de biocarburants dans les carburants en 2010."
M. Barnier a ajouté que, pour garantir l'atteinte de cet objectif, 53 sites de production avaient été agréés, dont 21 nouvelles usines, pour un investissement de plus de 2 milliards d'euros et près de 30 000 emplois créés ou maintenus dans les secteurs agricoles et industriels français.
Par ailleurs, le ministre a annoncé qu'une révision de la directive sur les biocarburants, visant à définir de "nouvelles normes sur les carburants compatibles avec les objectifs d'incorporation" verrait le jour au cours du premier semestre 2008. Il a ensuite renouvelé son souhait que les biocarburants de deuxième génération puissent être produits à grande échelle d'ici 3 à 5 ans. Enfin, M. Barnier a annoncé la publication prochaine d'un rapport sur la formation du prix de la betterave destinée à l'éthanol.
Source : Ministère de l'agriculture
06 décembre 2007
UE : les producteurs de biodiesel portent plainte
Les producteurs européens de biodiesel vont porter plainte pour concurrence déloyale auprès de la Commission européenne contre les importations américaines de ce carburant.
La plainte déposée collectivement concernera notamment le biodiesel américain B99, un mélange de gazole contenant 99 % de biocarburant, pour la production duquel les producteurs américains bénéficient d'un rabais fiscal d’un dollar par gallon. De plus, l'Union Européenne leur verse des subventions qui leur donnent un avantage de coût de l’ordre de 180 euros par tonne de biodiesel.
Source : L'Echo
Paris : la RATP a commandé 356 bus fonctionnant au B30
Suite à son conseil d'administration qui se tenait vendredi dernier, la RATP a a décidé de commander 356 autobus articulés fonctionnant au gazole et au biocarburant, à Irisbus (groupe Fiat-Iveco) et au Groupe MAN. Le montant de la transaction s'élève à 111 millions d'euros.
Sur sa flotte de 4000 bus, 80 roulent déjà au biodiesel B30, un diesel comprenant 30 % de biocarburant. Et d'ici la fin décembre, la RATP souhaite qu'un tiers de ses autobus circulent avec ce même biocarburant. Cet objectif devrait être atteint, voire dépassé, car une grande partie des bus en circulation peuvent déjà fonctionner avec du carburant B30. Les 356 autobus fonctionnant également au B30 viendront compléter la flotte dès 2008.
Par ailleurs, dès l'année prochaine, la société de transports testera sur certains véhicules deux nouveaux carburants à forte teneur en biocarburants : le biodiesel B100, composé à 100 % de biocarburant diester, et le bioéthanol E95, contenant 95 % d'éthanol.
En testant ces différents biocarburants, la RATP souhaite trouver la filière technologique la plus pertinente permettant de répondre à l'objectif fixé par le président de la République. Lors de ses voeux de 2006, Jacques Chirac avait en effet indiqué sa volonté de supprimer l'utilisation du pétrole dans les transports en commun d'ici 2025.
Outre l'utilisation de carburants moins polluants, la RATP veut également réduire la consommation de ses bus. Pour cela, elle explore actuellement différentes pistes suceptibles de l'aider dans ce sens : allègement du poids des bus, pneumatiques, consommation des auxiliaires et optimisation des motorisations pour l’usage spécifique de l’urbain.
Source : RATP
04 décembre 2007
La Corée du Sud investit dans les biocarburants
La Corée du Sud prévoit d'investir l'équivalent de 15 millions d'euros dans les biocarburants d'ici 2010.
Financé par le gouvernement et plusieurs entreprises privées, le projet impliquera 29 entreprises, instituts de recherche et universités. Dans le cadre de ce projet, le gouvernement sud-coréen prévoit d'acquérir les technologies nécessaires à la production de biobutanol et d'autres pétroles bruts de synthèse obtenus à partir de biomasse, de charbon, ou de gaz naturel.
En cas de succès de cette première étape, le pays commencerait à construire des usines-pilotes de biobutanol et d'autres énergies propres comme l'hydrate de gaz naturel à partir de 2010.
Source : Biofuels International
02 décembre 2007
L'Afrique doit s'engager dans la production des biocarburants
Lors du colloque sur les "enjeux et perspectives du biocarburant en Afrique" qui s'est tenu du 27 au 29 novembre au Burkina Faso, 300 experts et représentants de pays africains, européens et américains ont affirmé que le seul moyen pour l'Afrique de prévenir la raréfaction des énergies fossiles était de produire des biocarburants.
A court terme, l'ensemble des acteurs présents à la conférence recommandent aux Etats d'Afrique "de développer des technologies pour l'exploitation et l'utilisation de l'huile végétale pour l'électrification rurale, le développement agricole et favoriser la réduction de la fracture énergétique entre les zones urbaines et rurales".
La conférence a également conseillé aux pays africains de réaliser des études approfondies pour la production de l'éthanol et de l'huile de coton, tout en s'assurant des différents usages de ces énergies pour les générations futures.
Au cours de dix à vingt prochaines années, les experts ont jugé nécessaire que l'Afrique se concentre davantage sur la production d'énergies basées sur la biomasse issue de plantations agro-industrielles.
Enfin, pour favoriser la production des biocarburants, ils ont recommandé la mise en place d'un cadre institutionnel favorable, l'implication du secteur privé, ainsi qu'un accès au marché international.
Neste Oil va construire la plus grande usine de biodiesel au monde
La compagnie pétrolière finlandaise Neste Oil construira début 2008 à Singapour le plus grand site de production de biodiesel au monde.
Neste Oil a investi l'équivalent de 550 millions d'euros dans la construction d'une usine qui produira environ 800 000 tonnes de biodiesel de seconde génération par an. Le chantier, qui sera lancé début 2008, devrait s'achever fin 2010. Lors de son entrée en production, le site emploiera une centaine de personnes.
Malgré l'inquiétude des associations de protection de l'environnement et des instituts de recherche, le nouveau site de Neste Oil utilisera de l'huile de palme pour produire son biodiesel. En effet, Singapour a l'avantage de se situer à proximité des principaux pays producteurs d'huile de palme.
Neste Oil a annoncé que cette usine utiliserait sa technologie "NExBTL", un procédé destiné à la production de biocarburants de seconde génération. Cette technologie peut en effet utiliser tous types d'acides gras (animaux et végétaux) comme matières premières. Le biodiesel obtenu grâce au procédé NExBTL émettra 40 à 60 % de CO2 en moins que le diesel classique.
Source : Neste Oil / Biofuel Review
















