28 septembre 2007

Biocarburants : partenariat entre ConocoPhillips et ADM

ConocoPhillips_ADMLa compagnie pétrolière américaine ConocoPhillips et le transformateur de matières premières agricoles Archer Daniels Midland (ADM) ont annoncé hier qu'il allaient collaborer dans le développement de biocarburants de nouvelle génération, conçus à partir d'énergies non fossiles.

Le partenariat vise à développer des carburants à partir de céréales, de bois ou de fourrage pour l'industrie du transport.

ConocoPhillips a affirmé que les deux groupes consacreraient chacun 5 millions de dollars par an à ce programme, mais que l'implication de chacune des sociétés pourrait augmenter en fonction de la réussite technique du projet.

"Nous espérons que cette collaboration permettra de développer une technologie destinée à une production à une large échelle et qui pourra être utilisée de manière efficace et abordable", ont commenté Conoco et ADM dans leur communiqué.

Les deux groupes n'ont pas précisé les modalités financières de cette alliance ni quand les premiers travaux communs débuteront.

Il y a 5 mois, ConocoPhillips avait conclu un accord avec Tyson Foods, premier producteur mondial de viande, pour concevoir un biodiesel à partir de graisse animale.

Source : AFP / CNNMoney.com

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27 septembre 2007

Grenelle : désaccord sur le nucléaire et les biocarburants

A l'issue de la première partie du Grenelle de l'environnement, la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a fait savoir qu'il y avait un "constat de désaccord" sur le nucléaire et les biocarburants entre les parties prenantes.

Après la publication des propositions des groupes de travail sur le Grenelle de l'environnement, Mme Kosciusko-Morizet a affirmé que les associations s'opposent radicalement au principe des biocarburants, tandis que les représentants du secteur agricole restent bien entendu très favorables à cette solution.

La secrétaire d'Etat a ajouté qu'il ne serait "probablement pas possible d'avoir des consensus sur tout". Mme Kosciusko-Morizet a également précisé que la consultation du peuple français n'avait pas pour enjeu de "ramener le consensus là où les experts, les spécialistes n'ont pas pu le trouver".

Selon les conclusions du rapport à propos de l'énergie, le développement de la recherche concernant les filières les plus matures : bois, hydraulique, éolien, solaire thermique, et celle concernant les filière prometteuses (photovoltaïque, géothermie , biocarburants de 2nde génération), devrait permettre de hausser à 20 % la part d'énergies renouvelables dans la consommation globale.

Source : AFP / Enerzine

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25 septembre 2007

Les Etats-Unis confirment leur ambition de développer massivement les biocarburants

corn_fieldLes Etats-Unis ont rappelé aujourd'hui leur détermination à produire massivement des biocarburants afin de réduire leur consommation de pétrole de 20 %. Pour cela,le pays souhaite produire pas moins de 120 milliards de litres de biocarburants, soit 10 fois plus qu'aujourd'hui.

Alors qu'il ne représentent actuellement que 2 % de la consommation de pétrole des Etats-Unis, les biocarburants pourraient peser très lourd dans la balance énergétique d'ici 2020. En effet, Melinda Meador, conseillère aux affaires agricoles de l'ambassade des Etats-Unis en France, a rappelé ce jour que les Etats-Unis avaient adopté plusieurs lois sur les biocarburants, notamment le Energy Act en 2005. Pour atteindre l'objectif de production de 120 milliards de litres de biocarburants, le pays prévoit la construction de 128 sites de production de biocarburants, qui s'ajouteront aux quarante usines déjà en production et aux 84 en cours de construction.

Melinda Meador a par ailleurs tenu à préciser que "Le prix du pétrole a doublé ces deux dernières années, et l'Administration a pris des mesures financières, comme un crédit d'impôt, pour inciter le consommateur à utiliser plutôt du pétrole mélangé à de l'éthanol". Pour le moment, les matières premières utilisées pour la production de biocarburants sont principalement d'origine céréalière. Néanmoins, le gouvernement étudie déjà les possibilités offertes par les biocarburants de seconde génération, notamment obtenus à partir de sous-produits forestiers. Ces derniers permettront aux Etats-Unis de maximiser leur production de biocarburants, en l'étalant à l'ensemble du pays, et non pas uniquement à la région céréalière centre-américaine. Six projets seraient en cours de développement dans trois Etats américains.

Source : Enviro2B

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24 septembre 2007

Royaume-Uni : lancement iminent du biobutanol

dupont_logoEn juin dernier, nous vous informions du lancement d'un projet mené par le groupe américain DuPont, visant à mettre au point un biocarburant offrant une densité énergétique proche de l'essence. M. David Anton, un des responsables de la société DuPont chargés de la mise au point du biobutanol, annonce le lancement de ce biocarburant au Royaume-Uni dès la fin septembre.

Dès 2003, la société DuPont a débuté ses recherches en vue de développer un biocarburant qui puisse avoir le même rendement énergétique que l'essence. Quatre ans plus tard, elle y est enfin parvenue. En effet, le biobutanol possède environ 85 % de la valeur énergétique de l’essence. Autres avantages non négligeables : pour "caburer" au biobutanol, il ne sera pas nécessaire de modifier son véhicule essence, et l'utilisation du biobutanol permettra à la fois de réduire les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d'essence.

Le biobutanol sera mélangé à de l’essence et distribué dès cet automne au Royaume-Uni par la compagnie pétrolière britannique BP. Outre sa valeur énergétique plus élevée, le biobutanol peut être acheminé au moyen des oléoducs existants, contrairement à l'éthanol. On peut aussi le produire à partir de diverses plantes : blé, maïs, canne à sucre, etc.

Membre de l’« US Climate Action Partnership », qui regroupe de grandes sociétés et des organismes écologiques favorables à une action urgente afin de maîtriser les changements climatiques, DuPont s'est fixé des objectifs en matière d'environnement il y a plus de seize ans. Elle a élaboré un plan visant à accroître son chiffre d'affaires en se fondant sur des travaux de recherche et des investissements dans le domaine des biocarburants. Sa stratégie repose sur 3 axes :

1 - Améliorer la production d'éthanol grâce à la mise au point de variétés de maïs hybride dont le rendement est plus élevé que celui du maïs ordinaire. Ces travaux de recherche sont actuellement en cours aux États-Unis et dans d'autres pays.

2 - Mettre au point un procédé de production cellulosique d'éthanol permettant de transformer en éthanol la plante de maïs - les feuilles, la tige et l'épi sans les grains -, qui est laissée dans les champs après la récolte, ce qui n'était pas possible auparavant. En mars dernier, le ministère de l'énergie des États-Unis a accordé une subvention de 80 millions de dollars à la société Broin en vue d'accélérer la construction en Iowa d'une bioraffinerie qui exploitera le nouveau procédé cellulosique de DuPont. La société Broin est le plus grand producteur d'éthanol des États-Unis et a obtenu une licence de DuPont pour exploiter son nouveau procédé.

3 - Mettre au point des biocarburants perfectionnés qui soient plus rentables tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Le premier de ces biocarburants, le biobutanol, sera mis sur le marché au Royaume-Uni dès la fin septembre.

Alors que BP prévoit pour le moment d’incorporer 16 % de biobutanol pour 84 % d’essence, M. Anton précise que l’incidence du biobutanol sur l’environnement dépendra de la quantité de ce biocarburant que la société BP mettra dans l'essence vendue par son réseau. Ainsi, en remplaçant 16 % de l’essence, il devrait y avoir une réduction de 16 % des émissions de gaz carbonique, a-t-il ajouté.

La société DuPont et ses partenaires n'ont pas encore décidé des pays où ils introduiront le biobutanol après le Royaume-Uni. Si le lancement de ce biocarburant sur le marché britannique est couronné de succès, les pays qui importent de grandes quantités de pétrole et dont certains produits agricoles sont adaptés pour la transformation en éthanol devraient être intéressés, a fait remarquer M. Anton. Outre le maïs, qui est abondant aux États-Unis, la canne à sucre est un bon candidat à cet effet, a-t-il dit. En effet, la culture de la canne à sucre exige moins de produits chimiques que toutes les autres cultures, et le feuillage dense des cannes absorbe de grandes quantités de gaz carbonique, l'un des gaz à effet de serre.

Source : USinfo.state.gov
Voir également : http://biocarburants.canalblog.com/archives/2007/06/26/5436011.html

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21 septembre 2007

Canada : projet d'une usine d'éthanol à partir de résidus de bois

Crise_forestiere_QuebecAlors que le Québec vit en ce moment une crise forestière majeure, l’un des plus importants instituts de recherche forestière privé du Canada prévoit de construire une usine qui produira de l’éthanol à partir de résidus du bois.

Malgré une aide du gouvernement Charest de 500 millions de dollars canadiens, le secteur forestier a subi d'importants bouleversements : 150 scieries sur 500 ont dû fermer leurs portes, mettant au chômage 12 000 travailleurs. Pour remédier à cette crise, le Carrefour de la recherche forestière, qui se tenait mercredi au Québec, a annoncé deux projets majeurs.

FP Innovations, l’un des plus importants instituts de recherche forestière privé au Québec et au Canada, en collaboration avec l’entreprise Enerkem Technologies de Pointe-Claire et Paprican (une division de FP Innovations), envisage de produire de l’éthanol cellulosique à partir de la biomasse forestière (résidus du bois). L'institut prévoit de construire une usine de démonstration pour un montant de 10 millions de dollars canadiens près de Sherbrooke. Les travaux débuteront sous peu pour se terminer en 2008. La transformation de la cellulose en éthanol se fera au moyen du procédé de gazéification. Une expertise que possède la compagnie Enerkem, mais qui reste toutefois un défi technologique. Actuellement, il n’existe aucune usine du genre dans le monde. Notons que les essais de l'usine porteront d'abord sur 4 millions de litres d’éthanol pour atteindre à terme 50 millions.

Le second projet mené par FP Innovations, par le biais de sa division FERIC et en collaboration avec l'Université de Laval, vise à former une main-d’œuvre qualifiée tout en favorisant le retour des jeunes dans ce métier via son programme PREFORT. Actuellement, la moyenne d’âge des entrepreneurs forestiers est de 50 ans, et la majeure partie d'entre eux pensent prendre leur retraite d'ici 5 ans. Pour compenser ces départ, il y aura un besoin énorme de main d'oeuvre. Le programme, destiné aux entrepreneurs forestiers, dispensera l’enseignement sur le terrain avec ceux qui travaillent en forêt (cueillette, gestion, transport, sylviculture).

Source : Le Soleil

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20 septembre 2007

Biocarburants : le Brésil multiplie les accords avec l'Europe du Nord

Luiz_Inacio_Lula_da_SilvaLa semaine dernière, le Brésil a conclu une série d'accords bilatéraux avec l'ensemble des pays scandinaves afin notamment de renforcer les exportations de biocarburants vers ces pays, tout en facilitant les investissements étrangers au Brésil, et la coopération dans la recherche sur les bioénergies.

La tournée du président Lula a commencé lundi 10 septembre en Finlande, où des représentants des deux pays ont signé un accord de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce dernier s'inscrivait dans le cadre d'un mécanisme du protocole de Kyoto, qui permet au pays riches de remplir leurs objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES) en investissant dans des projets qui réduisent les émissions dans les pays en voie de développement. Rappelons que le protocole de Kyoto a fixé en moyenne sur la période 2008-2012 un objectif de réduction global des GES pour l'ensemble des pays riches de 5,2 % par rapport à leur niveau de 1990. Par ailleurs, la visite du président brésilien visait également à développer les achats de biocarburants brésiliens par le pays nordique.

Mardi, Lula s'est rendu en Suède, où il a signé avec le Premier ministre Fredrik Reinfeldt un accord concernant la recherche et la coopération en matière de bioénergie. Cette accord donnera lieu dès le 1er janvier 2009 à la suppression de la "taxe spéciale" sur l'éthanol introduite début 2006. Les échanges commerciaux entre la Suède et le Brésil ont atteint 10 milliards de couronnes suédoises (1,068 milliard d'euros) en 2006.

Jeudi, le président a poursuivi son périple au Danemark. Lula y a rencontré le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen, avec lequel il a conclu un accord destiné à promouvoir la coopération entre les entreprises et les institutions de recherche des deux pays dans le domaine de l'énergie propre. Ce fût l'occasion pour le groupe danois Novozymes (enzymes industrielles) de conlure un accord avec le centre de technologie de la canne à sucre, Centro de Tecnologia Canavieira (CTC), où il contribuera avec sa technologie d'enzymes à développer le bioéthanol de la bagasse (résidu fibreux obtenu de la canne à sucre). Entre 2003 et 2006, les exportations danoises vers le Brésil ont doublé pour atteindre 1,9 milliard de couronnes danoises (254 millions d'euros) et les importations de ce pays ont totalisé 1,7 milliard (227 millions d'euros) en 2006. De même, les investissements danois dans ce pays ont presque triplé à un milliard d'euros.

Enfin, en marge de la visite de Lula en Norvège de vendredi, les compagnies pétrolières norvégienne Statoil et brésilienne Petrobras ont signé un accord de coopération couvrant la prospection et la production d'hydrocarbures ainsi que les biocarburants. L'accord prévoit notamment que les deux groupes étudieront ensemble la possibilité de développer des gisements de pétrole et de gaz naturel au Brésil et à l'international. De plus, la coopération avec Petrobas permettra à Statoil d'explorer la possibilité de produire du bioéthanol, de développer de nouvelles technologies et de participer à la définition des standards de certification. Depuis 2003, les deux entreprises sont aussi liées par un accord de partage de technologie dans les opérations de forage, d'exploration et d'exploitation sous-marine.

Une semaine chargée pour le président brésilien !

Source : AFP

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19 septembre 2007

Une étude de l'OCDE critique les biocarburants

colzaDans une étude publiée mardi 12 septembre, l'OCDE critique vivement le développement des biocarburants. Elle précise notamment que «la capacité des biocarburants à couvrir une part importante des besoins énergétiques des transports sans nuire aux prix alimentaires ou à l'environnement est très limitée».

Dès lors, le projet de Georges W. Bush d'augmenter la part des biocarburants dans la consommation totale de carburants de 1 % à 11 % d'ici à 2050 ne se fera pas sans bouleversements majeurs. La conséquence première de cette politique sera une hausse considérable des prix des denrées alimentaires, estimée entre 20 % et 50 % par l'OCDE.

De même, les incitations encourageant la production de biocarburants comme les réductions de taxes, appliquées dans certaines régions telles que l'UE ou les Etats-Unis, pourraient en réalité masquer d'autres enjeux que la protection de l'environnement. En effet, ces politiques incitatives semblent ne constituer qu'un moyen de protéger l'agriculture domestique contre les conséquences néfastes de la libéralisation des marchés agricoles.

Selon l'OCDE, cette obstination à promouvoir le biocarburant à tout prix entrainera de lourdes conséquences environnementaux si les écosystèmes, comme les forêts, les zones humides et les pâturages sont remplacés par des cultures dédiées aux biocarburants. L'étude précise également que l’éthanol et le biodiesel peuvent se révéler plus dommageables, si l'on prend en compte l'acidification des sols qui en résultera, l'usage des engrais et des pesticides et les atteintes à la biodiversité.

L’OCDE recommande donc aux Etats de freiner les subventions des biocarburants et propose d'encourager la recherche dans des technologies qui éviteraient de faire concurrence à la production alimentaire. Par ailleurs, elle demande à l'OMC de redoubler d'efforts pour diminuer les barrières économiques face à l'importation de biocarburants. Ceci permettrait aux pays en développement ayant des conditions climatiques et écologiques adaptées de produire de la biomasse de participer à l'essor de biocarburants plus propres. Enfin, l'OCDE encourage la promotion d'efforts de réduction de l'utilisation des transports mécaniques nécessitant du pétrole.

Source : LesAffaires.com / Branchez-vous.com - Pour lire ou télécharger l'étude complète de l'OCDE sur les biocarburants (en anglais), cliquez ici

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La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants

biocarburants_livreFabrice Nicolino publiera le 3 octobre prochain son ouvrage intitulé "La faim, la bagnole, le blé et nous : une dénonciation des biocarburants". Un livre qui souligne les aspects négatifs liés à la production des biocarburants de première génération.

Dans le monde entier, usines et raffineries poussent comme des champignons après la pluie. Le blé, le colza, le tournesol chez nous, le palmier à huile, la canne à sucre, le soja ou le maïs dans les pays du Sud servent désormais à remplacer le pétrole. De fabuleux végétaux, utilisés depuis les débuts de l’agriculture pour nourrir les hommes, remplissent aujourd’hui les réservoirs des bagnoles et des camions.

Fabrice Nicolino a décidé d’écrire sur le sujet un pamphlet, d’envoyer un coup de poing à ceux qui prétendent que ce bouleversement est une bonne nouvelle, mais aussi aux naïfs qui croient le discours officiel sur ces nouveaux carburants présentés comme « écologiques ». Car la réalité est aux antipodes.

En France, le lobby de l’agriculture industrielle, activement soutenu par l’État, cherche depuis la réforme européenne de 1992 de nouveaux débouchés pour ses productions de masse. Le boom des biocarburants relance aussi la machine à engrais et à pesticides, et il détruira bientôt ces réservoirs de biodiversité imposés que sont les « jachères ».

Ailleurs dans le monde, c’est bien pire. De l’Indonésie au Brésil, en passant par le Cameroun, les rares forêts tropicales intactes sont dévastées pour laisser la place à ces nouvelles cultures. La demande indécente du Nord, qui veut continuer à rouler en bagnole quoi qu’il en coûte, fait exploser le prix de certains produits de base : dans un monde qui compte près d’un milliard d’affamés permanents, le système industriel préfère donc l’automobile au droit pourtant imprescriptible de manger à sa faim. Et le comble, c’est que les biocarburants ne sont nullement écologiques. Ils contribuent et contribueront toujours plus au dérèglement climatique, comme le montrent de très nombreuses études.

Ce petit livre dévoile une mystification totale. Et dénonce ses profiteurs, plus nombreux qu’on croit. Car derrière l’automobile individuelle, il y a nous.

Source : Courriel-hebdo d’Agir pour l’Environnement n°221

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18 septembre 2007

L'Espagne souhaite se renforcer dans les biocarburants brésiliens

Mr_Diaz_FerranLe chef du patronat espagnol, Gerardo Diaz-Ferran, a annoncé lundi sa volonté de renforcer la présence des entreprises espagnoles dans le domaine des biocarburants, en particulier au Brésil, où elles sont déjà bien implantées.

Le groupe Abengoa, qui a récemment fait l'acquisition du brésilien Adriano Ometto Participaçoes, spécialisé dans le bioéthanol, fait partie de ces entreprises espagnoles occupant une position croissante dans les biocarburants au Brésil.

Le président brésilien Lula, dont le pays est un des principaux producteurs mondiaux de bioéthanol, a affirmé que l'engagement de l'Union européenne pour accroître l'utilisation des biocarburants au cours des prochaines années obligeait "l'Espagne et le Brésil à aller main dans la main". Ainsi, les deux gouvernements se sont engagés lundi à "coopérer pour diversifier" le mix énergétique par l'utilisation des énergies renouvelables et des biocombustibles.

Lors du colloque entre le président brésilien et les entrepreneurs espagnols, M. Diaz-Ferran a proposé que les entreprises espagnoles puissent faire profiter le Brésil de leur expérience en matière d'énergie solaire et éolienne. En 2006, déjà 9 % de l'électricité consommée en Espagne était d'origine éolienne.

Source : AFP

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17 septembre 2007

Majuro roule à l'huile de coco !

Coconut_oilLa société Tobolar Copra, spécialisée dans la production d'huile de coco à Majuro, un atoll des îles Marshall (Pacifique), expérimente actuellement l'utilisation de cette huile comme carburant de substitution pour les moteurs, les groupes électrogènes ou les bateaux.

L'idée de faire fonctionner les véhicules à l'huile végétale n'est pas nouvelle : elle remonte à l'Exposition Universelle de Paris en 1900, où un certain Rudolf Diesel (inventeur du moteur du même nom) avait mis au point un moteur à combustion qui tournait à l'huile de cacahuète. A cette époque, l'ingénieur allemand prédisait déjà aux huiles végétales un avenir aussi prometteur que celui du pétrole. Il semble qu'il ne se soit pas trompé : le prix de l'huile de coco a récemment flambé à 1000 dollars la tonne, contre 550 dollars il y a encore quelques années.

Si la majeure partie de la production de l'usine Tobolar Copra est aujourd'hui destinée à l'exportation, la société de M. Kramer ambitionne d'étendre à domicile les applications de l'huile pour alimenter en électricité les îles les plus reculées de la zone Pacifique. Menacées par la flambée des cours du pétrole, les îles du Pacifique cherchent aujourd'hui à réduire leur dépendance vis-à-vis des importations et de l'utilisation massive de groupes électrogènes pour l'approvisionnement en énergie.

Selon M. Kramer, les premiers essais sur des véhicules semblent concluants : ce dernier expérimente l'huile de coco sur une partie de sa flotte de camions depuis 5 ans, sans avoir rencontré le moindre souci. De son côté, Tony Deamer, un entrepreneur australien établi au Vanuatu voisin, s'est lancé dans la vente et la location de véhicules fonctionnant à base d'un mélange constitué de 80 % de coco et de 20 % de carburant traditionnel. Par ailleurs, les tests de Tobolar Copra sur des groupes électrogènes s'avèrent prometteurs : l'entreprise Unelco a déjà recours à ce mélange, dont la proportion d'huile de coco est continuellement augmentée, pour faire tourner un générateur de 4 mégawatts.

Quelques problèmes subsistent cependant, comme le manque de tolérance à l'huile pure des nouveaux moteurs diesel vendus sur le marché, du fait de l'épaisseur de l'huile de coco, ainsi que la solidification de l'huile sous les 25 degrés.

Source : AFP

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