10 août 2007
750 milliards de dollars d'investissements pour les énergies vertes !
Le cabinet d'études Ernst and Young vient d'annoncer dans un communiqué que les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables (solaire, éolien ou biomasse) pourraient atteindre les 750 milliards de dollars d'ici 2016.
En 2006, les investissements dans le solaire, l'éolien ou la biomasse ont atteint "le chiffre record de 100 milliards de dollars", souligne Ernst and Young. "La demande pour les énergies renouvelables augmente à un rythme sans précédent, dopée par des programmes incitatifs compétitifs des gouvernements", a précisé un analyste du cabinet à l'AFP.
Selon l'étude, les Etats-Unis demeurent premier investisseur mondial. Le Royaume Uni, l'Inde et l'Espagne figurent également parmi les plus gros investisseurs. Ernst and Young explique la hausse des investissements britanniques par la récente volonté du pays de placer les ENR au centre de sa politique énergétique.
Selon le Programme pour l'environnement des Nations Unies (PNUE), les énergies renouvelables, qui produisent environ 2 % de l'énergie mondiale, représentent désormais environ 18 % de l'investissement mondial dans la production énergétique, avec en tête l'énergie éolienne qui attire les plus gros investissements. Viennent ensuite le solaire et les biocarburants.
Japon : un biocarburant à partir de paille de riz
Le ministère japonais de l'Agriculture a annoncé un projet visant à produire du biocarburant à partir des éléments non comestibles du riz, de façon à éviter de faire grimper les prix des aliments.
Eiichiro Kitamura, responsable du projet, a affirmé que son équipe avait déjà développé la technologie permettant de produire de l'éthanol à partir de paille de riz, mais que celle-ci n'avait été expérimentée qu'en laboratoire.
Actuellement, l'éthanol est produit à partir de matières premières telles que la betterave, la canne à sucre ou le maïs. Mais l'utilisation de ces plantes sucrières a pour conséquence d'augmenter les prix des aliments de base, ce qui aggrave la famine dans les pays pauvres. «Si nous pouvons fabriquer des biocarburants à partir des parties non comestibles des récoltes, alors les marchés des biocarburants et des produits alimentaires n'entreraient pas en concurrence», a espéré M. Kitamura.
Des procédés pour fabriquer du bioéthanol à partir de déchets végétaux existent déjà ailleurs dans le monde. L'entreprise canadienne Logen a notamment inventé un procédé pour produire du carburant à partir de paille de blé.
Source : AFP (9/08/2007)
















