01 août 2007
Royaume-Uni : des taxis londoniens vont rouler au biodiesel
La compagnie londonienne Radio Taxis Ltd a pris la décision de modifier le moteur de certains de ses taxis type LT1 pour qu'ils puissent fonctionner prochainement avec 30 % de biodiesel. Baptisé "E3" par son concepteur, le groupe Infinitum Ltd, le biodiesel utilisé par ces taxis sera le premier au monde créé spécifiquement pour ce type de véhicules. Un autocollant collé sur le pare-brise permettra aux usagers de repérer les taxis " écolo ". Selon Ken Levingstone, le maire de Londres, "Londres possède déjà le meilleur service de taxis dans le monde, et je travaille avec les compagnies de taxis pour que nous ayons également le service le plus propre".
Chine : de nouvelles matières premières pour produire du bioéthanol
La Chine possède quatre usines autorisées pour la production d’éthanol, qui produisent au total 1,44 million de tonnes d’éthanol par an, majoritairement à partir de maïs, mais également de blé. L'année dernière, elles ont utilisé environ 2 % de l’ensemble de la production de maïs du pays. L’augmentation en flèche des prix de la nourriture a fait que l’inflation de la Chine a atteint les 4,4 % en juin, provoquant l'inquiétude des économistes du pays. Ces derniers craignent que la demande d’éthanol pour le maïs ne dépasse la capacité de la Chine à produire toutes les graines nécessaires à la fois pour l’alimentation et pour les biocarburants.
La Chine a cessé d’approuver les nouveaux projets d’éthanol fabriqués à partir de graines depuis la fin de l’année 2006. Mais elle n’a pas non plus approuvé de projets d’éthanol fabriqué à partir d’autres matières premières, à l’exception d’un projet d’usines fabricant de l’éthanol à partir de manioc, dans la région de Guangxi, au sud de la Chine. Pour Xiong Bilin, le fait que les usines d'éthanol utilisent le maïs en cas de récolte exceptionnelle pourrait garantir une certaine stabilité des prix. Cependant, la politique actuelle du pays, la recherche et les outils de planification ne sont pas encore prêts à passer totalement à des matières premières qui ne soient pas des graines pour la production de l’éthanol, selon des responsables industriels chinois. Pour le moment, le gouvernement chinois n'a notamment pas prévu de subvention ou de fiscalité pour encourager la production d'éthanol à partir d'autres matières premières, qu'il n'a d'ailleurs pas non plus définies.
La Chine, troisième producteur d’éthanol au monde, changera progressivement de matières premières pour la fabrication de son éthanol, selon un responsable du gouvernement. Seuls les excédents de production issus des cultures de maïs ou de blé pourront être utilisés pour produire de l'éthanol, le reste de la production sera réservé au secteur alimentaire.
Le directeur de la Commission du Développement National et des Réformes (NDRC), Xiong Bilin, a confirmé "qu’il y aurait un remplacement progressif des graines utilisées pour la production de l’éthanol par des matières premières qui ne seront pas des graines". Sans préciser s'il s'agira d'une décision temporaire ou permanente, il a ajouté que cela dépendrait de la situation du pays en termes d’excédents de graines.
Pour sa part, le groupe chinois Tianguan a commencé à utiliser, en plus du maïs, du manioc et de la patate douce pour sa production d'éthanol.
















