16 juillet 2007
Le Chili et les Etats-Unis vont collaborer dans le développement des biocarburants
Le Chili et les Etats-Unis ont signé vendredi dernier un accord portant sur la recherche et le développement des biocarburants.
M. Velasco, ministre chilien des Finances, a affirmé que la coopération nécessiterait l'implication du département américain de l'énergie et tous ses partenaires en Amérique latine.
M. Paulsen, secrétaire américain au Trésor, a affirmé pour sa part que les deux pays avaient un intérêt commun dans le partage des technologies et le développement de nouvelles sources d'énergie, notamment les énergies propres.
Le Chili fait actuellement face à une crise énergique en raison de sa dépendance vis-à-vis du gaz argentin, dont l'Argentine coupe souvent l'approvisionnement vers le Chili pendant les saisons froides. Cet accord devrait donc constituer un premier pas vers l'indépendance énergétique du pays à l'égard des importations.
Source : Xinhau
13 juillet 2007
France : création d'une association pour la filière biomasse
Une association interprofessionnelle de la biomasse vient de voir le jour, avec pour objectif principal de promouvoir la biomasse dans le bouquet énergétique français.
Cette association loi 1901, qui porte le nom de France Biomasse Energie, rassemble toute la filière, des producteurs de biomasse aux utilisateurs énergéticiens, autour du développement des productions d' électricité, de chaleur, de biocarburant de deuxième génération et de biogaz, utilisant toutes les formes de biomasse. Elle regroupe notamment : Coop de France, l'ONF, l'association des producteurs de céréales, maïs et protéagineux, ainsi que de grands groupes industriels de l'énergie renouvelable (Commissariat à l'Énergie Atomique, Gaz de France, Powéo, Vinci Environnement,...).
Les objectifs de France Biomasse Energie sont notamment de favoriser les échanges en matière d’adéquation entre les différentes qualités de biomasse, faire le bilan des études de R&D et veille technologique, assurer un observatoire des marchés des énergies issues de la biomasse et des conditions de leur développement au niveau français, européen et mondial, proposer aux pouvoirs publics l’appui d’un groupe d’experts.
"La France, par les surfaces dont elle dispose, par l'importance de ses forêts, la qualité de son agriculture, de ses industries, de sa recherche, dispose d'un potentiel remarquable qui doit en faire un des leader dans le domaine de la biomasse et des bioénergies", précise le communiqué. Ce dernier précise également que l'association "compte bien développer de multiples partenariats avec toutes les organisations professionnelles existantes avec lesquelles de nombreuses synergies sont envisageables dans l’intérêt général du filières, tant au niveau français qu’européen et international". Marie de l'Estoile, présidente de l'Union de la Coopération Forestière (UCCF), a été désignée pour diriger l'association.
Source : Communiqué FBE
12 juillet 2007
Biodiesel : déjà 6 000 véhicules en France
Le nombre de véhicules d’entreprises et des collectivités roulant avec des carburants incorporant 30 % de Diester est en forte progression, indique Partenaires Diester.
Cette association, qui regroupe les entreprises et les collectivités disposant d’une flotte de véhicules diesel, constate que le maillage géographique des centres de distribution de B30 se renforce.
A l'heure actuelle, 6 000 véhicules roulent avec 30 % de ce biodiesel incorporé dans le gazole.
Source : Le bettravier français
L'AIE recommande l'importation des biocarburants
Claude Mandil, directeur de l'Agence internationale de l'énergie, a recommandé à l'UE et aux Etats-Unis d’importer les biocarburants, plutôt que de les produire sur leur territoire, lors d’une conférence de presse sur les perspectives énergétiques du secteur des transports.
Selon lui, produire du bioéthanol à partir de céréales en Europe et aux Etats-Unis est extrêmement coûteux et nécessite des subventions massives. Il a ajouté que seul le bioéthanol produit à partir de canne à sucre dans les pays tropicaux est à l’heure actuelle énergétiquement efficace. Il faisait notamment allusion à des pays producteurs comme le Brésil, devenu récemment premier producteur mondial de bioéthanol.
Concernant les subventions, Claude Mandil pense qu'elles devraient être allouées à la recherche sur les biocarburants de deuxième génération. Produits à partir de matières végétales, ils seraient plus efficaces sur le plan énergétique. De plus, l’utilisation de matières végétales éviterait de détourner une partie de la production agricole alimentaire pour la production de biocarburants.
En France, en 2005 et 2006, les surfaces plantées en colza avaient augmenté respectivement de 9 % et 13 % pour prendre en compte les besoins croissants de la filière biocarburants. En 2007, elle progresserait de nouveau de manière importante, pour passer de 4,13 Mt en 2006 à 4,90 Mt, grâce à l’augmentation de 12 % des surfaces et de 7 % des rendements.
Néanmoins, il a souligné que l'AIE "croit beaucoup aux biocarburants", comme une énergie alternative aux produits pétroliers à long terme, et "permettant de réduire la dépendance aux produits pétroliers".
Source : Figaro (11/07/2007)
11 juillet 2007
Biocarburants : Lyon mise sur le colza
La municipalité de Lyon a annoncé mardi qu'elle avait fait planter 2,6 hectares de colza depuis 2006 sur des terrains de la commune de Cibeins, dans l'Ain, dans le but de développer les carburants verts et lutter contre les émissions de CO2. Dès septembre 2007, 500 nouveaux hectares seront mis en culture en Rhône-Alpes afin de produire 400 000 litres d'huile végétale pure de colza.
Gilles Buna, adjoint au maire de Lyon, indique que ce projet vise à développer la filière biocarburants au niveau régional, ainsi que la fabrication et la vente de matériel agricole adapté à ces carburants. D'ailleurs, la ville de Lyon vient d'acquérir un premier tracteur fonctionnant uniquement à l'huile de colza, qui sera utilisé par les jardiniers du parc de la Tête d'Or (6e). Après une période test de trois ans, d'autres engins du parc devraient également rouler avec ce carburant. Selon Gilles Buna, il ne s'agit pas, néanmoins, de changer tout le matériel existant. Pour alimenter ce type de tracteur pendant un an, près de 2 500 litres d'huile sont nécessaires. Et lorsque la production de cette huile sera insuffisante, la municipalité se fournira auprès des producteurs locaux. Parmi les biocarburants classiques qui restent interdits aux particuliers comme le biodiesel ou le bioéthanol, « les huiles végétales pures sont le carburant le moins polluant », selon Tatiana Soulier, ingénieur environnement aux espaces verts de Lyon. L'année dernière, la ville s'était déjà équipée d'une tondeuse à gazon qui roule à l'huile de colza.
Source : 20 Minutes
09 juillet 2007
Un Prix Nobel de chimie critique les biocarburants
L'Allemand Hartmut Michel, Prix Nobel de chimie 1988, critique l'utilisation accrue des carburants biologiques dans l'Union européenne, dans un entretien à la presse régionale allemande de vendredi dernier.
Hartmut Michel a estimé, lors d'une interview accordée au quotidien "Neuen Osnabrücker Zeitung", que l'obligation européenne de mélanger des biocarburants aux carburants traditonnels était "extrêmement négative", en particulier pour ses effets néfastes sur les forêts tropicales.
Il explique que l'UE est contrainte d'importer, du fait de coûts de fabrication des biocarburants plus élevés en Europe que dans les pays émergents, des matières premières telles que de l'huile de palme provenant d'Indonésie, ce qui conduit à raser ou à brûler des forêts tropicales. A ce sujet, M. Michel ajoute que lorsque l'on brûle les palmistes à huile, il faut plus d'une centaine d'années pour que le CO2 émis soit réabsorbé.
Dès lors, il préconise l'alternative du chauffage au bois issu d'arbres tels que le peuplier, dont la croissance est rapide, et d'exploiter le gaz naturel ou le pétrole émis pour faire fonctionner les automobiles. L'Allemagne a fait savoir qu'elle envisageait la création d'un système de certification pour l'huile de palme afin d'éviter la déforestation de surfaces entières de palmistes.
Source : AFP
05 juillet 2007
Bruxelles favorable à un développement des biocarburants sans nuisances pour l'environnement
Dans le cadre d'une conférence internationale sur les biocarburants qui débute aujourd'hui à Bruxelles, la Commission européenne s'est prononcée en faveur d'un développement international des biocarburants, mais a souligné que la production de cette énergie renouvelable devait se faire sans nuire à l'environnement.
La commissaire aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a rappelé que les biocarburants pouvait aider l'Union européenne à lutter contre le réchauffement climatique, tout en s'assurant une sécurité énergétique. Alors que l'UE s'est engagée en mars à ce que la part des biocarburants atteigne 10 % des énergies consommées dans les transports d'ici 2020, la commissaire a affirmé que l'UE devait tenir compte des inconvénients liés à la production de ces énergies vertes. En effet, elle a précisé qu'une "production mal gérée peut augmenter les émissions de gaz à effet de serre au lieu de les réduire". Certaines productions pourraient notamment altérer la protection des sols, la biodiversité, la protection de l'air et les forêts du monde.
D'autres intervenants à cette conférence ont insisté sur la nécessité d'allier développement des biocarburants et protection de l'environnement. Le ministre indonésien de l'Energie a annoncé que son objectif d'atteindre 5 % de biocarburants dans la consommation d'énergie de son pays en 2025 s'appuierait sur la mise en culture de terres inutilisées. Ce plan n'aurait donc pas d'impact nuisible sur l'environnement. Pour sa part, le ministre de l'Energie du Mozambique a souligné que les cultures liées aux biocarburants utiliseraient des terres à faibles rendements.
Enfin, les intervenants se sont accordés sur le fait que les biocarburants ne pouvaient constituer qu'une alternative aux énergies fossiles, et que, dans le meilleur des cas, ils ne représenteraient que 7 à 10 % de l'énergie mondiale dans un futur proche.
Source : AFP (5/07/2007)
Biocarburants : L'UE et le Brésil renforcent leur coopération
Le premier sommet entre le Brésil et l'UE a débuté hier. Ce dernier vise notamment à développer un partenariat en vue de coopérer dans l'ensemble des domaines stratégiques et d'approfondir le dialogue politique.
Le Président brésilien Lula a affirmé que ce partenariat supposerait un dialogue politique de haut niveau dans des domaines tels que la science et la technologie, l'éducation, la culture, le changement climatique ou la sécurité énergétique.
Lula a notamment souligné que "le Brésil et l'UE peuvent apporter des solutions innovatrices dans le domaine des biocarburants". Il a ajouté que l'éthanol et le biodiesel pourraient constituer de véritables moteurs de développement pour les économies des pays les plus pauvres, en termes de création d'emplois, de sécurité alimentaire et de fixation des populations rurales.
En marge du sommet, le groupe brésilien Petrobas et le pétrolier portugais Galp Energia se sont accordés pour produire 600 000 tonnes/an de biodiesel au Brésil, dont la moitié sera distribuée en Europe. Pour apporter sa contribution à ce partenariat, le Président du Brésil a annoncé vouloir faire preuve de flexibilité dans les négociations commerciales internationales menées dans le cadre de l'OMC.
D'autre part, Lula a souhaité que le Brésil et l'UE "trouvent des solutions innovatrices et solidaires" afin que le cycle de Doha ne puisse s'achever "sans qu'il y ait une réduction effective et substantielle de toutes les formes de subventions et barrières qui faussent les règles du commerce agricole". En effet, le Brésil et l'Inde avaient claqué la porte de la rencontre à Postdam avec l'UE et les Etats-Unis car ils n'avaient pas obtenu satisfaction sur l'ouverture des marchés des pays développés aux produits agricoles, alors que ces derniers souhaitaient celle des pays émergents aux produits industriels.
Source : AFP (4/07/2007)
04 juillet 2007
Wilmar International accusé d'abattre des forêts en Indonésie
Le groupe Wilmar International, troisième producteur mondial de biocarburants à partir d'huile de palme et fournisseur de multinationales comme Unilever, Nestlé ou Cargill, est accusé par l'association Friends of the Earth Netherlands d'abattre illégalement des forêts en Indonésie.
Dans un rapport, l'association de protection de l'environnement Friends of the Earth accuse Wilmar d'abattre illégalement des forêts en Indonésie, et de violer la loi indonésienne obligeant tout cultivateur d'huile de palme à déclarer l'influence potentielle de ses projets sur l'environnement. De leur côté, les dirigeants de Wilmar ont fait savoir ce mardi que l'entreprise était engagée dans la protection des forêts, et n'avait par conséquent jamais effectué de feux de forêts ou d'abattages d'arbres.
Le rapport publié par l'association fait également état des conséquences néfastes que pourrait entraîner l'engagement récent de l'UE à remplacer 10 % de ses carburants destinés aux transports par des biocarburants d'ici 2020.
La forêt indonésienne a déjà perdu environ 72 % de sa surface d’origine, impliquant la disparition de nombreuses espèces animales et végétales. L'Indonésie est actuellement le second producteur mondial d'huile de palme, avec une surface cultivée totale de 5 millions d’hectares. D'ici 2010, le gouvernement envisage de planter 2 à 3 millions d'hectares supplémentaires, notamment pour satisfaire la demande croissante de biocarburants. Espérons que d'ici là, le gouvernement indonésien prendra des mesures draconiennes pour préserver les surfaces forestières du pays.
Source : CommonDreams (3/07/2007)
République Tchèque : signature d'un accord sur les biocarburants
Le président tchèque, Václav Klaus, a approuvé un amendement de la loi sur la protection de l'environnement stipulant l'incorporation de biocarburants dans les carburants traditionnels à compter du 1er septembre 2007.
Alors qu'une quantité de biodiesel à base d'huile de colza (EMHV) sera ajoutée au diesel distribué dans les stations-service tchèques dès septembre 2007, l'éthanol ne sera ajouté à l'essence qu'à partir de janvier 2008. Le ministre tchèque de l'environnement a affirmé que, grâce à cette décision, le pays serait moins dépendant des importations de pétrole et augmenterait dans le même temps la part des énergies durables dans la production énergétique tchèque.
L'utilisation des biocarburants offrira aux agriculteurs tchèques de nouvelles opportunités de développement. La surface totale occupée par les champs de colza est déjà supérieure de 13 % à celle de 2006 et atteint 330 000 hectares, car les agriculteurs s'attendaient à ce que les biocarburants commencent à être incorporés en juin 2007. Avec une telle surface cultivée, le ministère tchèque de l'agriculture estime à 850 000 tonnes la production de biodiesel du pays pour l'année 2007.
Bien qu'aucun taux d'incorporation n'ait pour le moment été évoqué, un ajout de 2 % de biodiesel au gazole nécessiterait une production annuelle de 230 000 tonnes d'EMHV.
Source : Prague Daily Monitor
















