30 juillet 2007
Europe : nouveaux véhicules E85 chez Volvo et Cadillac
Dès la rentrée, Volvo et General Motors commercialiseront de nouveaux modèles de véhicules Flex-Fuel (capables de fonctionner aussi bien à l'essence qu'au bioéthanol E85).
Volvo, dont les modèles C30, S40 et V50 Flex-Fuel sont déjà disponibles en France, commercialisera à partir de début septembre des versions Flex-Fuel de la S80 et de son break V70. Le groupe prévoit de doter ces deux modèles de deux nouvelles motorisations : un 4 cylindres de 2 litres, 145 ch, et un 5 cylindres turbocompressé de 2.5 litres, qui sera lancé en 2008. Ces mêmes moteurs seront par la suite disponibles pour les Ford Mondeo et S-Max.
General Motors, quant à lui, lancera une version Flex-Fuel de la Cadillac BLS. Ce véhicule, qui reprend la motorisation de la Saab 9-3, profitera bientôt des mécaniques suralimentées du constructeur (Saab), leader incontesté des motorisations E85. La Cadillac BLS se déclinera également en plusieurs versions break, également disponibles en version Flex-Fuel.
Source : Moteur Nature (20/07/2007)
27 juillet 2007
Espagne : création d'un biocatalyseur pour un biodiesel plus propre
Des chercheurs de l'Université de Vigo-Ourense, en Espagne, développent depuis six ans un biocatalyseur qui permettrait d'obtenir un biodiesel plus propre et plus respectueux de l'environnement.
Les scientifiques recherchent une enzyme qui pourrait fonctionner comme un catalyseur, convertissant par exemple l'huile de tournesol, en un carburant biodiesel. Lorenzo Pastrana, professeur de Chimie Analytique et Alimentaire de la Faculté de Sciences d'Ourense, a expliqué que la manière traditionnelle de produire du biodiesel à l'aide de produits chimiques est bonne, mais elle "génère des résidus qu'il faut ensuite traiter" et "est coûteuse en énergie". Le biocatalyseur est une enzyme, qui a l'avantage de pouvoir travailler à basse température, ce qui engendre moins de problèmes et de résidus.
La faculté de Sciences d'Ourense travaille depuis de nombreuses années sur les énergies renouvelables et est reconnue comme faisant partie des leaders dans ce domaine. La faculté possède de nombreux projets notamment sur le bioéthanol, la biomasse en forêt et l'énergie solaire.
Lorenzo Pastrana est convaincu qu'à terme, même s'il ne règle pas tous les problèmes environnementaux, le biodiesel remplacera le diesel actuel. Néanmoins, pour que ceci soit possible, il pense que la distribution de ce biocarburant doit être améliorée. Il est pour l'instant plus aisé d'obtenir du diesel minéral que du biodiesel.
Le Centre de Recherche, de Transfert et d'Innovation (CITI) d'Ourense va bientôt être équipé d'infrastructures nécessaires à ce type de recherches. Le centre pilote est actuellement en construction et devrait être prêt en septembre.
Source : BE Espagne
23 juillet 2007
LVMH va produire des biocarburants au Brésil !
Agrofuel, filiale du groupe français LVMH dirigée par André Trucy, envisage d'investir dans un site brésilien de production de biocarburants, selon l’agence de presse locale ProCana.
La priorité d'Agrofuel, fondée en 2006 et déjà impliquée dans un projet de biocarburants en Ukraine, serait tout d'abord de construire ou d'acquérir une usine de biodiesel dans l'Etat du Mato Grosso do Sul (dans le Centre-Ouest du Brésil). La production de cette usine serait ensuite exportée vers l'Europe, et notamment vers la France. Plus tard, Agrofuel pourrait également investir dans la construction d'une usine de bioéthanol.
Inde : développement d'un biocarburant à partir de sorgho
Pour les chercheurs de l'institut indien ICRISAT, la production de biocarburants à base de sorgho permettrait de répondre à une double problématique : la lutte contre le réchauffement climatique et l'appauvrissement des agriculteurs des régions arides des pays en voie de développement.
Les scientifiques ont récemment développé une variété hybride du sorgho, dont le jus peut être transformé en éthanol. Le sorgho présente plusieurs avantages, comparé aux céréales traditionnelles. Adaptée aux terrains les plus arides, la plante n’est pas gourmande en eau contrairement aux autres cultures utilisées pour les biocarburants. Elle consomme notamment deux fois moins qu’une culture de maïs, et huit fois moins qu’une plantation de canne à sucre.
Le fait que le sorgho puisse être cultivé sur les terrains les plus arides pemettrait aux paysans de bénéficier de revenus supplémentaires, sans empiéter sur les cultures traditionnelles. De plus, les grains de la céréale, non utilisés pour la production du bioéthanol, pourront être consommés. Par ailleurs, selon les scientifiques, l'éthanol produit à partir de sorgho rejette moins de particules polluantes. Une première expérimentation est actuellement menée dans l’Andra Pradesh, dans le Sud de l'Inde.
Source : Challenges
La France et le Royaume-Uni favorables à une TVA réduite sur les "produits propres"
La France et le Royaume-Uni vont proposer à leurs partenaires européens une initiative visant à réduire le taux de TVA sur les produits de consommation dits "propres", afin d'assurer une meilleure protection de l'environnement.
Selon Nicolas Sarkozy, cette TVA réduite ne s'appliquera qu'aux produits de consommation, autrement dit uniquement aux consommateurs finaux. S'agissant des produits considérés comme "propres", le président français n'a pour le moment cité en exemple que l'automobile "verte", précisant qu'une "voiture qui pollue coûte moins cher qu'une voiture qui ne pollue pas".
Les entreprises, à l'origine de l'essentiel des pollutions, ne seront donc pas concernées par cette baisse. Ceci ne les encouragera donc pas à produire de façon plus propre... Plusieurs fois abordée mais jamais mise en place, une mesure fiscale solide telle que la taxation des émissions de CO2 et autres substances polluantes aurait pu avoir une réel impact en matière de préservation de l'environnement. Qui sait, peut-être que ce projet viendra compléter celui de la taxe réduite...
20 juillet 2007
Chine : PetroChina va investir 28,7 millions d'euros dans les biocarburants et la plantation de forêts
Selon un journal économique chinois, la compagnie pétrolière PetroChina prévoit d'investir 300 millions de yuans, soit l'équivalent de 28,7 millions d'euros, dans un projet visant à développer la production de biocarburants, dont les 2/3 serviront à financer les initiatives liées aux biocarburants et la plantation de forêts dans les provinces chinoises de Sichuan, Yunnan et Hebei.
PetroChina, le plus grand producteur de pétrole et de gaz en Chine, a signé un accord avec l’Office national des forêts chinois afin de produire du biodiesel et de l’éthanol à partir de sources forestières. Le géant chinois a également annoncé qu’il était sur le point de créer un fonds commun de placement en collaboration avec cet office, financé par les 100 millions de yuans – soit 9,6 millions d’euros - restants, qui portera le nom de "China Green Carbon Foundation".
L’initiative de PetroChina intervient dans le cadre du programme chinois pour les biocarburants, qui inclut notamment la plantation de 13,3 millions d’hectares de forêts pour 2020, afin d’alimenter des usines de biomasse d’une capacité totale de 11 000 MW. La Chine espère également utiliser les arbres pour produire 6 millions de tonnes de biodiesel par an.
L’industrie chinoise prévoit déjà que les projets de PetroChina en matière d’éco-développement seront profitables pour l’entreprise du fait de la volonté du gouvernement d’investir l’équivalent de 144 milliards d’euros (!) d'ici 2020 pour réduire la dépendance de la Chine à l’égard des produits pétroliers.
19 juillet 2007
Bioéthanol à partir de laitue de mer : un rendement 700 fois supérieur aux céréales !
Une équipe de chercheurs danois de l'Institut National de Recherche Environnementale (NERI-DMU) travaille sur un projet qui porte sur la laitue de mer -Ulva lactuca- comme nouvelle source potentielle pour la production de bioéthanol.
Alors que le développement des biocarburants est montré du doigt pour ses conséquences néfastes sur l'environnement et les prix des céréales, les algues aquatiques renferment un potentiel énergétique encore inexploité pour la production de carburants verts. En effet, on estime qu'il est possible de produire 700 fois plus de biomasse par hectare comparé à un champ de blé traditionnel ! De plus, l'ulva a une croissance très rapide et contient un pourcentage plus élevé d'hydrates de carbone comparé au blé, qui est le substrat utilisé actuellement pour la production de bioéthanol.
Il existe donc un potentiel considérable pour adapter ces espèces à la production d'énergie. L'Ulva et les espèces liées sont largement répandues dans la plupart des régions du monde et sont souvent dominantes dans des zones eutrophiques où elles posent de grands problèmes aux écosystèmes locaux. Dans les zones à très fort taux de biomasse, ces algues peuvent être cultivées et utilisées pour la production de bioéthanol, résolvant ainsi un problème environnemental. L'objectif du projet de ces chercheurs est donc d'acquérir les connaissances et les techniques optimales pour la production et la fermentation de cette biomasse.
Par ailleurs, les plateformes de production de l'Ulva pourraient utiliser le CO2 excédentaire produit par les centrales électriques et l'engrais, permettant ainsi de réduire les coûts liés aux quotas de C02 au Danemark. La production de biomasse est limitée au Danemark pour cause de disponibilité des champs. La production des ces nouvelles ressources aquatiques permettrait donc d'augmenter considérablement la production par hectare.
Source : BE Danemark (3/07/2007)
Lire également l'article : Un biocarburant d'un nouveau genre : les algues
Les biocarburants répondront à 15 % des besoins en carburants en 2030
Les biocarburants couvriront environ 15 % de la demande mondiale de carburant automobile à l'horizon 2030, selon une étude publiée lundi par le cabinet d'analyse économique Global Insight.
Le rapport intitulé "le boom des biocarburants: implications pour l'industrie automobile, l'agriculture et l'énergie", estime que le monde produira plus de 100 milliards de gallons (un gallon = 3,78 litres) de biocarburants par jour en 2030, ce qui permettra de couvrir 15 % des besoins en carburant.
La part des biocarburants sur des marchés tels que les Etats-Unis, premier consommateur mondial de carburant, pourrait atteindre 35 %, de même pour le Brésil - où 15 % du parc automobile est déjà équipé de moteurs "flex-fuel", fonctionnant soit avec 100 % d'éthanol, soit de l'essence additionnée de 20 à 25 % d'alcool.
Selon Global Insight, l'ensemble du parc automobile est déjà prêt à fonctionner avec 5 % de biocarburants, et les véhicules neufs peuvent tolérer un mélange comportant jusqu'à 30 % de biocarburants. Aucune révolution technologique n'est donc nécessaire.
Malgré les inquiétudes suscitées par les biocarburants sur leurs conséquences à l'égard des prix agricoles, le cabinet estime que des cultures non-alimentaires, telles que les algues, pourraient être développées pour réduire la dépendance à l'égard des cultures alimentaires.
Source : AFP/Global Insight
18 juillet 2007
Etats-Unis : bientôt des biocarburants à partir de graisse de porc !
Ceci n'est pas une blague, mais bien une réalité ! Les sociétés nord-américaines ConocoPhillips et Tyson Foods ont annoncé leur intention de produire des biocarburants à partir de graisse de porc, profitant ainsi du cadeau fiscal de Washington de 1 dollar par gallon de carburant provenant de sources animales.
Les deux groupes pensent utiliser les mêmes parties animales pour raffiner du diesel que celles utilisées pour les cosmétiques. ConocoPhillips s'est déjà fixé pour objectif de produire 15 000 barils par jour.
Les entreprises estiment que la graisse de porc est davantage écologique que les céréales pour produire des biocarburants, étant donné que les cultures céréalières demandent beaucoup d'eau et d'espace. Selon eux, la graisse de porc est un produit issu du recyclage et ne nécessite pas d'élevages supplémentaires.
Alors que les partisans de ce carburant précisent que le nouveau produit n'impliquera pas l'abattage spécifique de porcs, les associations de défense des animaux, et notamment la PETA (People for Ethical Treatment of Animals), préviennent que la production de viande influe sur le changement climatique « autant que tous les camions, avions et voitures réunis ».
17 juillet 2007
Pour augmenter la production de céréales, l'UE propose d'arrêter les jachères
Le marché des céréales étant particulièrement tendu, la Commission européenne veut proposer aux agriculteurs de cultiver l'ensemble de leurs terres à l'automne 2007 et au printemps 2008.
Le faible niveau des stocks et la croissance actuelle des prix s'expliquent par une récolte 2006 en deçà des prévisions, ainsi qu'une demande croissance de céréales, notamment pour la production de bioéthanol.
En supprimant les jachères, qui concernent actuellement à 10 % des terres agricoles de l'UE, la production pourrait augmenter de 10 à 17 millions de tonnes en 2008, selon la Commission. Un complément non négligeable à la production actuelle.
Les ministres de l'Agriculture de l'UE, réunis à Bruxelles, devraient se prononcer en faveur de cette proposition. La Commission devrait ensuite adopter formellement la mesure d'ici la fin juillet.
Le système européen de jachère avait été mis en place en 1988 pour limiter les risques de surproduction. Les agriculteurs doivent le respecter pour pouvoir bénéficier des subventions correspondant aux surfaces cultivées.
Source : AFP
















