07 juin 2007

Notre blog sélectionné par France Inter !

logo_franceinterQuelle bonne surprise ! Alexandre Boussageon, également rédacteur en chef du Nouvel Observateur, a consacré sa chronique "Blogs à part" - émission diffusée sur France Inter - du jeudi 31 mai dernier à notre blog. Nous vous livrons ci-dessous le contenu de l'émission.

"Maïs, betterave, tournesol, canne à sucre, et bientôt résidus de lait : on trouve décidément de tout dans l’essence. Pour s’en faire une idée, rendez-vous sur http://biocarburants.canalblog.com/. Ce blog n’a rien d’angélique. On ne vous y cache pas que le coût des biocarburants, du moins en Europe, est bien supérieur à celui des carburants fossiles. Sans compter qu’on évalue encore assez mal l’impact sur l’environnement de la production et de la transformation des plantes en biocarburant. Il n’empêche : l’essence bio progresse partout dans le monde. Et même à New York, où 13 000 taxis rouleront, d’ici cinq ans, aux biocarburants ou avec des moteurs hybrides, promesse du maire, Michael Bloomberg. Des taxis jaunes repeints en vert en somme. Sur le continent américain toujours, l’armée canadienne vient d’acquérir 150 véhicules fonctionnant à l’éthanol, nous apprend ce blog. Quant à l’Europe, on découvre que le Nord est plutôt à la traîne dès lors qu’il s’agit de concilier déplacements automobiles et respect de l’environnement. Ainsi en Suède l’émission moyenne des véhicules terrestres s’élève à 193 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, contre moins de 150 pour le Portugal, l’Espagne et l’Italie. Tout simplement parce que les pays du Sud privilégient les petites cylindrées et les moteurs diesels. Quant aux Français, ils se classent quatrièmes, avec 151 grammes. Un bon résultat. D’ailleurs la vente des voitures peu polluantes, est en hausse régulière, tandis que le marché des 4X4 stagne. Cela ne suffira pourtant pas à faire de l’hexagone un exemple. Selon notre blog du jour, il faudrait que le gouvernement impose aux constructeurs nationaux de concevoir des véhicules hybrides, capables, donc, de fonctionner tant au biocarburant qu’à l’électricité. Et pourquoi pas ? Après ça on ne demandera plus à François Fillon et à Alain Juppé pour qui ils roulent –sans compter que ne ce n’est un secret pour personne- mais à quoi ils roulent."

Source : http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/blogapart/index.php?id=56342 (31/05/2007)

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Biocarburants : l'OPEP menace les pays occidentaux

Si_ge_de_l_OPEPL'OPEP vient d'annoncer que si les pays occidentaux continuaient à encourager le développement d'énergies alternatives au pétrole, celle-ci n'investirait plus dans de nouvelles capacités de production. De quoi faire grimper les prix.

Actuellement, toutes les conditions sont réunies pour que le baril de pétrole atteigne de nouveaux sommets. D'une part, la saison cyclonique dans le golfe du Mexique, où se trouvent plusieurs plateformes et raffineries pétrolières, commence. Tout comme la saison des grands déplacements en voiture aux Etats-Unis. D'autre part, le niveau de réserves américaines est plus bas qu'en 2006. Enfin, l'instabilité au Nigeria qui est un important fournisseur mondial. Mardi, le brent de la mer du Nord se vendait au-dessus de 71 dollars le baril.

Dans ce contexte d'incertitudes, l'OPEP a averti les pays industrialisés que s'ils poursuivaient leurs encouragements en faveur des biocarburants - l'UE et les Etats-Unis prévoient de remplacer 20 % de leur consommation de brut par les biocarburants d'ici dix ans - , l'OPEP n'investirait plus dans les infrastructures pour faire face à la demande croissante de pétrole. Une telle situation conduirait à une production inférieure à la demande et, par conséquent, à une augmentation des prix.

Si Abdalla el-Badri, secrétaire général de l'OPEP, a indiqué qu'elle pourrait supprimer ses investissement dans de nouvelles infrastructures, il a précisé qu'à l'inverse l'organisation pourrait inviter les grandes multinationales occidentales à investir dans des projets. Leur montant est estimé à 130 milliards de dollars d'ici 2012, puis 500 milliards entre 2013 et 2020.

Actuellement, les membres de l'OPEP exploitent le brut par le biais de leur propre entreprise nationale, refusant de s'ouvrir aux investissements étrangers. Néanmoins, le Lybien Abdalla el-Badri précise que son pays, longtemps fermé aux étrangers, vient de s'ouvrir à BP pour l'exploitation d'un champ gazier pour 900 millions de dollars. En réalité, plusieurs entreprises américaines sont arrivées à partir de 2003. Pour le secrétaire général de l'OPEP, cette ouverture est indispensable, au moins pour attirer la technologie occidentale.

Source : http://www.letemps.ch (7/06/2007)

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