29 mai 2007
Les français doivent changer leurs habitudes pour réduire la pollution
D'après le rapport 2006 de l'Institut français de l'environnement (Ifen), le mode de vie et la consommation des ménages influent sur les émissions de gaz à effet de serre. Une modification des comportements de chacun peut contribuer à la diminution des émissions, sur la voie d'une division par 4 des gaz à effet de serre émis en France d'ici 2050. Le logement et le véhicule particulier offrent les plus gros potentiels de réduction dans leur utilisation quotidienne. Un ménage peut aussi orienter ses choix de consommation vers des produits ayant nécessité moins d'énergie pour leur fabrication et leur distribution ou moins énergivores dans leur utilisation.
La France s'est engagée à stabiliser les émissions nationales de gaz à effet de serre (GES) en 2010 dans le cadre du plan Climat 2004 et a inscrit dans la loi de programmation énergétique leur réduction par 4 en 2050 par rapport à 1990. Les véhicules particuliers pèsent 14 % dans le total des émissions nationales de GES en 2004, en hausse de 17 % depuis 1990. La distance annuelle parcourue par l'ensemble du parc automobile a augmenté de plus de 30 %. Pour les usages courants, la réduction des parcours quotidiens, le recours à des transports collectifs ou au vélo lorsque c'est possible et l'adoption d'une conduite économe en carburant permettent des gains significatifs sur les émissions globales, tout comme le choix d'acheter un véhicule rejetant moins de CO2.
L'automobile : une préoccupation majeure
Usage accru de la voiture et progrès technologiques
Alors que les émissions nationales totales ont diminué de 0,8 %, celles induites par les véhicules particuliers ont augmenté de 17 % entre 1990 et 2004. Ils sont aujourd'hui responsables de 14 % des émissions. Chaque véhicule roulant émet en moyenne 208 g CO2/km en 2004. Les diminutions réalisées dans d'autres secteurs sont ainsi atténuées par un usage croissant de la voiture : la distance annuelle parcourue par l'ensemble du parc automobile a augmenté de 30 % sur la période. Le budget "transport" des ménages, qui représentait 15 % du budget des ménages en 2005, a quintuplé depuis 1960.
Grâce aux progrès technologiques, la consommation moyenne en carburant des véhicules neufs vendus baisse de 0,1 l/an depuis 1995. Les émissions de CO2 des véhicules neufs sont de 152 g CO2/km en 2005. En même temps, le parc automobile des ménages a augmenté de 27 à 30 millions de véhicules avec un âge moyen passant de 5,8 à 7,6 ans (source : CCFA). 29,7 millions de voitures particulières et 5,5 millions de véhicules utilitaires légers circulent en 2004 pour 47,5 millions de personnes en âge de conduire. L'éloignement entre l'habitat et les lieux d'activités et de services, et l'augmentation des ménages multiéquipés en automobiles en sont les principales causes.
Vers un usage plus mesuré d'un véhicule plus propre
Les véhicules diesel (43 % du parc en 2004) ont des émissions unitaires inférieures de 8 % à celles des voitures à essence et parcourent une distance moyenne 70 % supérieure. La distance annuelle moyenne parcourue par véhicule s'est allongée de 5,3 % depuis 1980 et se stabilise légèrement depuis 2001. Elle est de 12 843 km/an en 2004. Selon l'Ademe, en 2005, les 167 modèles émettant moins de 120 g CO2/km n'ont représenté que 15 % des ventes. En revanche, la masse moyenne des véhicules neufs vendus est passée de 900 kg en 1984 à 1 250 kg aujourd'hui et leur puissance moyenne a progressé de 38 % en 20 ans, ce qui engendre d'autant plus d'émissions de GES au cours de leur fabrication et de leur utilisation.
La climatisation accroît aussi la consommation énergétique. Elle concerne 38 % du parc automobile (2004) et équipe 70 % des véhicules neufs vendus (2003). L'achat d'un véhicule à faibles émissions de CO2, qu'il soit neuf ou d'occasion, influence de façon notable les émissions et le budget « transport » des ménages dont 85 % sont consacrés à l'acquisition et l'utilisation du véhicule. Pour les usages courants, la réduction des parcours quotidiens, le recours, quand cela est possible, à des modes alternatifs (vélo, transports collectifs...) et l'adoption d'une conduite économe en carburant promettent des gains significatifs sur les émissions globales.
Si les Français se sentent impliqués pour le tri des déchets, ils sont moins volontaires dès qu'il s'agit de modifier substantiellement leurs habitudes. 22 % d'entre eux placent l'environnement en tête de leurs préoccupations mais leurs pratiques restent en décalage avec leur sensibilité environnementale. L'Institut cite en exemple leur réticence à changer de moyen de transport alors que la périurbanisation accroît la dépendance à la voiture.
La France est le premier producteur européen d'énergie renouvelable, mais se classe dixième en ce qui concerne la consommation, avec 5.61 % de sa facture énergétique globale, soit la moyenne européenne. L'énergie éolienne est en plein essor : + 61 % entre 2004 et 2005 en termes de production et doublement des capacités de productions. Et 400 000 tonnes de biocarburants, principalement à base de colza, ont été produites en 2004. La surface occupée par les "cultures énergétiques" représente 300 000 hectares, et devrait être multipliée par sept d'ici 2010. Mais l'Ifen prévient que le coût écologique de la production de certains carburants verts dépasse parfois leurs bienfaits. L'impact de ces cultures sur l'environnement est donc à surveiller.
Tous les quatre ans, l'Institut français de l'environnement publie son rapport sur l'état de l'environnement en France. En 2006, l'Ifen se félicite de la prise de conscience des enjeux écologiques et de leur irruption dans le débat public, mais estime que le plus dur reste à faire : les chantiers les plus évidents ont été mis en œuvre, et l'action pour l'environnement devient plus complexe et plus transversale. Prochain verdict en 2010.
Source : www.caradisiac.com (29/05/2007)
26 mai 2007
Brésil : Toyota lance deux modèles 100 % éthanol
Toyota lance aujourd'hui au Brésil les modèles Corolla Flex et Corolla Fielder Flex, qui fonctionnent à l'éthanol pur. Une première pour l'actuel numéro un mondial du secteur automobile. En effet, l'ensemble de la gamme Toyota
Dans ce pays, les véhicules roulant à la fois à l'essence et à l'éthanol ou à l'éthanol pur représentent 15% du parc automobile ! C'est la première fois que le constructeur japonais Toyota, actuellement n°1 mondial du secteur auto en terme de ventes et de production, commercialise des voitures carburant à l'éthanol pur. Tous les autres modèles de Toyota peuvent rouler à l'essence additionnée de 10% d'éthanol. Le groupe a prévu de vendre chaque mois au Brésil 2 500 Corolla Flex et 750 Corolla Fielder Flex. Mais il ne prévoit pas de mettre en vente ces modèles dans d'autres pays.
Source : www.caradisiac.com (25/05/2007)
23 mai 2007
Lancement du plan "taxis verts" à New York
Le Maire de New-York, Michael Bloomberg, vient de lancer ce mardi le plan "taxis verts". Une décision cruciale pour réduire la pollution urbaine de l'une des plus grandes villes du monde.
D'ici cinq ans, 13 000 taxis jaunes en circulation dans les rues de New York fonctionneront avec des moteurs hybrides ou aux biocarburants. A l'heure actuelle, seuls 375 taxis sont équipés d'un moteur hybride électricité + carburant. Porté à 1000 pour l'année 2008, ce nombre connaitra ensuite une croissance annuelle de 20 % jusqu'en 2012.
Cette mesure devrait permettre à la ville de respecter son engagement de réduire ses émissions de CO2 de 30 % d'ici 2030, soit une baisse de plus de 181.000 tonnes de CO2 par an.
"Il y a un tel nombre de taxis dans les rues de New York que la différence va être très sensible" ; " Ces voitures passent leur temps à cracher de la fumée. Ce sera mieux pour nous tous", a commenté M. Bloomberg.
Source : http://www.enerzine.com (23/05/2007)
21 mai 2007
IKEA Canada : des places réservées aux véhicules écolos !
Dans les 11 magasins IKEA situés au Canada, les propriétaires de véhicules hybrides et éconergétiques (consommation de 6,5l/100km maximum) vont pouvoir bénéficier de deux places de stationnement réservées dès la fin du mois de mai. IKEA souhaite ainsi remercier ses clients qui sont respectueux de l'environnement.
Selon Debbie McDowell, directrice des communications pour IKEA Canada, "Cette initiative ne constitue qu'une partie de la politique environnementale de IKEA dont l'objectif est de trouver des solutions qui ont des effets positifs à long terme sur les gens et la qualité de l'air des régions où nous avons des magasins."
Ces 22 places de stationnement seront situées près de l'entrée des magasins IKEA, juste après les places réservées aux familles et aux personnes à mobilité réduite. Les conducteurs pourront reconnaître ces places grâce à un affichage vert, au sol et à la hauteur des yeux. IKEA Canada se dit prêt à augmenter le nombre de places réservées aux véhicules écolos, si ses clients se montrent réceptifs à sa démarche et que les ventes de véhicules hybrides poursuivent leur croissance, comme c'est le cas actuellement.
En outre, dans le cadre de sa stratégie environnementale 2007-2011, IKEA a récemment annoncé que sa filiale autrichienne allait renouveler son parc de véhicules de service, pour se doter exclusivement de 80 Toyota hybrides, au cours des trois prochaines années.
Source : Caradisiac.com
L'armée canadienne va rouler à l'éthanol !
L'armée canadienne vient de faire l'acquisition d'une flotte de 150 véhicules fonctionnant à l'éthanol, qui s'ajoutent aux quelques véhicules hybrides (fonctionnant à l'essence et à l'électricité) dont elle s'est récemment équipée.
Mais le Directeur des transports de la Défense nationale ne s'arrête pas là : il souhaite désormais donner priorité à l'achat de véhicules verts. Alors que le renouvellement de la flotte ne concerne pour le moment que les petits véhicules de type camionnettes, la prochaine étape consistera à obtenir des chars d'assaut fonctionnant au bioéthanol.
Rappelons que le gouvernement fédéral canadien va investir l'équivalent de 150 millions d'euros d'ici 2011 pour développer les biocarburants et la filière éthanol. Il souhaite par ailleurs rendre obligatoire l'injection de 5% d'éthanol dans l'essence d'ici 2010. Et ces efforts du gouvernement en faveur des véhicules écologiques semblent déjà porter leurs fruits : avec le succès que ces véhicules rencontrent auprès de l'armée et des particuliers, leurs fournisseurs commencent à avoir du mal à suivre !
Source : www.roulonspropre-roulonsnature.com (5 mai 2007)
18 mai 2007
Etats-Unis : les producteurs d'éthanol peuvent polluer davantage !
Le mois dernier, l'Agence américaine pour la Protection de l'Environnement (EPA) a annoncé une mesure autorisant les usines de production d'éthanol pour carburants à polluer davantage. Cette mesure, qui vise à inciter à la production de biocarburants, intervient dans le cadre de l'objectif du gouvernement américain de totaliser 15% du marché des carburants en 2017 (contre 2,7% en 2006). Il semblerait donc que les Etats-Unis s'intéressent davantage aux profits générés par cette nouvelle industrie que par l'utilité première des biocarburants, à savoir la réduction massive des émissions de CO2...
Source : www.caradisiac.com (10/05/2007)
17 mai 2007
Le lait : une nouvelle source pour les biocarburants
Le groupe Théo Müller, grande laiterie allemande, a annoncé qu'il produirait du bioéthanol dès la fin 2007 à base de résidus de lait. En effet, le groupe a élaboré un procédé permettant de produire de l'éthanol à base du lactosérum obtenu suite à la fabrication du fromage.
Très pertinent, ce procédé permettra de recycler les résidus de lait perdus pour produire 10 millions de litres de bioéthanol dès 2008 au sein d'une nouvelle usine située à Leppersdorf, près de Dresde. A terme, cette nouvelle matière première pourrait devenir une sérieuse concurrente des céréales ou de la betterave...
Source : Caradisiac.com (14/05/2007)
France : moins de voitures polluantes vendues en 2006
Les voitures vertueuses, moindres émettrices de dioxyde de carbone (CO2) néfaste au climat, ne cessent de gagner du terrain en France où elles ont représenté près de la moitié des ventes en 2006, selon une étude publiée par l'Ademe. De leur côté, les ventes de 4x4 stagnent pour la première fois depuis 1995.
Selon l'organisme, 47% des véhicules vendus l'an passé appartiennent aux classes auto dites "vertes" — étiquettes A, B et C — émettant moins de 140 grammes de CO2 au kilomètre : c'est 5 points de mieux par rapport à 2005, 18 par rapport à 2002. A l'inverse, les voitures énergivores des classes "rouges" E, F et G (de 161 à plus de 250 gCO2/km) ne représentent plus qu'un quart du marché, en baisse de 7 points en cinq ans.
Alors que les ventes des véhicules hybrides (essence/électricité) de type Prius continuent de progresser — plus de 6.400 vendus en 2006, soit 50% de mieux qu'en 2005 — celles des 4x4 stagnent pour la première fois depuis 1995 (5,5% du marché), note l'Ademe.
Pour l'ensemble des voitures vendues en France en 2006, l'Agence relève une baisse de 3g CO2/km en un an : les voitures à essence ont gagné 4 g (155 gCO2/km) et les diesel 2 g (147 gCO2/km). Mais les constructeurs français obtiennent les meilleurs résultats en termes d'émissions de véhicules neufs vendus l'an passés, PSA en tête avec une moyenne de 140 gCO2/km (- 5 g en un an), suivi par Renault.
Petites autos et diesel
Avec des émissions de 151 g CO2/km en moyenne par véhicule, la France figure ainsi parmi les bons élèves en Europe, au 4e rang derrière le Portugal, l'Espagne et l'Italie (de 143 à 149 g). Cette étude a notamment permis de constater que les pays du Sud de l'Europe polluent moins que ceux du Nord. Explications de l'Ademe : les pays du Sud sont traditionnellement portés sur les petits véhicules et le diesel. Pour Pascal Boulanger, chroniqueur automobile à LCI, d'autres facteurs sont également à l'origine de cette tendance : l'impact de la rampe commune d'injection, un système qui permet de réguler la consommation, et la généralisation du filtre à particules sur les voitures haut de gamme.
A l'inverse, l'Ademe note que les pays du Nord continuent de privilégier les grosses cylindrées et l'essence, telle la Suède, la moins vertueuse avec une émission moyenne de 193 gCO2/km. La moyenne européenne des émissions de CO2 s'établit à 160 g/km (moins 25 g/km en dix ans).
Amélioration pour les deux-roues
Les scooters et les petites motos ont également fait des progrès en matière de pollution, affirme l'organisme. Les "améliorations sont nettes pour les polluants locaux depuis 2005, quels que soient les modèles" et les deux-roues restent "imbattables" pour la protection du climat, lâchant moins de dioxyde de carbone que n'importe quelle voiture, a souligné mardi Carole Le Gall, directrice Energie de l'Ademe.
En revanche, même en nette amélioration, motos et scooters continuent de salir davantage l'air local que les voitures : une moto 125 cm3 émet 10 fois plus d'oxyde de carbone (CO) et d'hydrocarbures imbrûlés (HC) et six fois plus d'oxydes d'azote (NOx) que la moyenne des voitures essence.
Source : www.lci.fr (16/05/2007)
15 mai 2007
Greenmills : une usine permettant la production de trois bioénergies
Un consortium néerlandais projette de construire à Amsterdam une usine permettant de produire à la fois du biodiesel, du bioéthanol et du biogaz.
Le coût du projet s'élève à environ 75 millions d'euros et pourrait engendrer près de 200 emplois. Les demandes d'autorisation sont en cours et la municipalité a déjà réservé un terrain de neuf hectares dans la zone du port, près de Hornhaven. Porté par les entreprises Rotie, Noba Vetveredeling (spécialisée dans l'épuration des graisses) et Orgaworld, le projet "Greenmills" est plutôt bien ficelé.
L'entreprise Rotie recycle les huiles et graisses végétales usagées, notamment les graisses de friture provenant des fast-food McDonald's et Febo (néerlandais). Ces huiles permettent de produire 200 millions de litres de biodiesel par an.
Ensuite, la glycérine, sous-produit inévitable, est transférée vers l'installation multimodale de fermentation et de transformation en compost construite par Orgaworld. Cette installation traite également tout type de déchets organiques biodégradables et aliments périmés.
En plus du compost, plus de 25 millions de m3 de biogaz (méthane) sont ainsi produits. Dans une autre installation, des fractions riches en amidon sont transformées en bioéthanol. Le méthane est transformé en électricité et en vapeur dans une installation thermique de 10 MégaWatts (MW). Cette vapeur peut être utilisée dans les entrepôts de container construit par Noba afin de conserver les huiles et graisses récentes liquides.
La combinaison de ces activités a donc aussi bien des avantages, aussi bien logistiques qu'énergétiques. Les initiateurs espèrent commencer la construction au début de l'été. L'usine devrait entrer en activité dès la fin 2008.
Source : www.bulletins-electroniques.com (10/05/2007)
Construction d'une usine de bioéthanol très économe
Le groupe néerlandais Nivoba vient d'annoncer la construction d'une usine de bioéthanol très économe grâce à l'utilisation d'enzymes de moisissure spécifiques.
L'utilisation d'enzymes de moisissure spécifiques permet d'augmenter la production d'alcool et de diminuer la température d'ébullition. Grâce à son usine, Nivoba pourra produire 100 000 m3 de bioéthanol par an, en utilisant la chaleur résiduelle d'un incinérateur voisin.
En fait, ces enzymes de moisissure spécifiques sont attachées à des grains d'amidon qui sont alors décomposés en sucres distincts que les levures Saccharomyces transforment ensuite en éthanol. Elles permettent de garder une température relativement basse pendant la production, et ont l'avantage de ne libérer les sucres que lors de la fermentation. Les sucres restent donc en concentration réduite, étant immédiatement transformés en éthanol par les levures. Le processus de transformation en éthanol par les levures est amélioré car il ne subit pas de pression osmotique trop élevée. La mixture de distillation contient 18,5% d'alcool, ce qui augmente l'efficacité du processus et diminue sa température d'ébullition (82 °C environ). La vapeur à 120 °C, obtenue de la chaleur résiduelle fournie par l'incinérateur, convient ainsi parfaitement au fonctionnement du processus de distillation.
Malgré ce concept novateur, l'usine de Nivoba ne sera pas considérée comme un site de production de bioéthanol de seconde génération.
Source : http://www.bulletins-electroniques.com (10/05/2007)
















