15 mai 2007

Greenmills : une usine permettant la production de trois bioénergies

GreenmillsUn consortium néerlandais projette de construire à Amsterdam une usine permettant de produire à la fois du biodiesel, du bioéthanol et du biogaz.

Le coût du projet s'élève à environ 75 millions d'euros et pourrait engendrer près de 200 emplois. Les demandes d'autorisation sont en cours et la municipalité a déjà réservé un terrain de neuf hectares dans la zone du port, près de Hornhaven. Porté par les entreprises Rotie, Noba Vetveredeling (spécialisée dans l'épuration des graisses) et Orgaworld, le projet "Greenmills" est plutôt bien ficelé.

L'entreprise Rotie recycle les huiles et graisses végétales usagées, notamment les graisses de friture provenant des fast-food McDonald's et Febo (néerlandais). Ces huiles permettent de produire 200 millions de litres de biodiesel par an.
Ensuite, la glycérine, sous-produit inévitable, est transférée vers l'installation multimodale de fermentation et de transformation en compost construite par Orgaworld. Cette installation traite également tout type de déchets organiques biodégradables et aliments périmés.

En plus du compost, plus de 25 millions de m3 de biogaz (méthane) sont ainsi produits. Dans une autre installation, des fractions riches en amidon sont transformées en bioéthanol. Le méthane est transformé en électricité et en vapeur dans une installation thermique de 10 MégaWatts (MW). Cette vapeur peut être utilisée dans les entrepôts de container construit par Noba afin de conserver les huiles et graisses récentes liquides.

La combinaison de ces activités a donc aussi bien des avantages, aussi bien logistiques qu'énergétiques. Les initiateurs espèrent commencer la construction au début de l'été. L'usine devrait entrer en activité dès la fin 2008.

Source : www.bulletins-electroniques.com (10/05/2007)

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Construction d'une usine de bioéthanol très économe

Le groupe néerlandais Nivoba vient d'annoncer la construction d'une usine de bioéthanol très économe grâce à l'utilisation d'enzymes de moisissure spécifiques.

L'utilisation d'enzymes de moisissure spécifiques permet d'augmenter la production d'alcool et de diminuer la température d'ébullition. Grâce à son usine, Nivoba pourra produire 100 000 m3 de bioéthanol par an, en utilisant la chaleur résiduelle d'un incinérateur voisin.

En fait, ces enzymes de moisissure spécifiques sont attachées à des grains d'amidon qui sont alors décomposés en sucres distincts que les levures Saccharomyces transforment ensuite en éthanol. Elles permettent de garder une température relativement basse pendant la production, et ont l'avantage de ne libérer les sucres que lors de la fermentation. Les sucres restent donc en concentration réduite, étant immédiatement transformés en éthanol par les levures. Le processus de transformation en éthanol par les levures est amélioré car il ne subit pas de pression osmotique trop élevée. La mixture de distillation contient 18,5% d'alcool, ce qui augmente l'efficacité du processus et diminue sa température d'ébullition (82 °C environ). La vapeur à 120 °C, obtenue de la chaleur résiduelle fournie par l'incinérateur, convient ainsi parfaitement au fonctionnement du processus de distillation.

Malgré ce concept novateur, l'usine de Nivoba ne sera pas considérée comme un site de production de bioéthanol de seconde génération.

Source : http://www.bulletins-electroniques.com (10/05/2007)

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