25 avril 2007
L'usine d'Origny : le plus important site de production d'éthanol en France
Mise en service en octobre dernier grâce à un investissement de 200 millions d'euros du groupe Tereos, elle illustre le remarquable essor des biocarburants, qui devraient représenter 10% de la consommation totale des carburants en 2015. Avec une cadence de production de 950 m3 d'éthanol par jour, l'usine d'Origny Sainte-Benoîte (Aisne) est actuellement le premier site de production d'éthanol en France.
Confronté à la réforme imposée par Bruxelles à la filière sucrière européenne, Tereos, connu par sa marque commerciale Béghin-Say, a décidé de se diversifier dans la production de bioéthanol issu de la fermentation de betterave à sucre, de blé, de maïs ou de canne à sucre.
Alors que la production d'éthanol explose en France, le groupe Tereos, avec une production annuelle d'1 million de m3 d'alcool et d'éthanol, occupe déjà le 5ème rang mondial dans le secteur. Selon Arvalis, l'institut des productions végétales, la production nationale d'éthanol est passée de 0,3 à 0,56 millions de tonnes entre 2006 et 2007, et devrait encore doubler d'ici 2010 (1,1 million), pour atteindre 1,3 millions de tonnes en 2015 !
Cette unité ultra-moderne, classée "Seveso 2" en raison du risque industriel, emploie seulement 30 salariés permanents pour produire 300.000 m3 d'alcool de betterave. A l'extérieur, dans d'immenses cuves blanches, 44.000 m3 d'alcools et d'éthanol attendent d'être chargés dans des camions ou des wagons.
Après Origny, Tereos va débuter en mai la production d'une usine à Lillebonne (Seine-Maritime) d'une capacité de 240.000 tonnes à partir de blé.
Quatre autres sont actuellement en construction en France et entreront en service dans les prochains mois: Cristal-Union (betteraves et blé) à Bazancourt (Marne) en octobre, Roquette (blé) à Beinheim (Haut-Rhin), Soufflet (blé) à Pont-Sur-Seine (Aube) et AB Bioenergy (maïs) à Lacq (Pyrénées-Atlantiques) en 2008.
Ces six nouvelles usines, qui s'ajoutent à la dizaine de petites distilleries-sucreries qui produisaient déjà de l'éthanol, représentent un investissement total d'un peu plus d'un milliard d'euros.
Source : AFP (17/04/2007)
23 avril 2007
Eni investit dans les biocarburants
Le pétrolier italien Eni vient d'annoncer un plan d'investissement de 350 millions d'euros pour la recherche d'alternatives aux énergies fossiles.
Le programme "Along with petroleum" lancé par Eni vise trois activités : les biocarburants, l'énergie solaire, et le confinement géologique du CO2. Ce projet a pour principaux objectifs d'accentuer le développement durable en termes d'énergie et de lutter contre le changement climatique.
Concernant les biocarburants, Eni s'intéresse principalement aux grandes zones de climat tropical qui reproduisent les caractéristiques du Brésil, ce pays ayant déjà une forte avance dans le domaine des carburants verts. En matière d'énergie solaire, le groupe prévoit de trouver des alternatives aux techniques basées sur le silicium, matériau à la fois rare et coûteux. Enfin, Eni porte un grand intérêt à l'égard des matériaux photo-actifs innovants à base de semi-conducteurs organiques et des nanotechnologies.
Rappelons que, dans le cadre de ce programme, Eni a récemment signé un accord avec le groupe brésilien Petrobas pour le développement de nouvelles technologies destinées à la production de biocarburants. Les deux groupes prévoiraient déjà la création d'une joint-venture pour produire de l'éthanol dans les pays africains.
Source : http://www.enerzine.com (23/04/2007)
18 avril 2007
L'Italie investit dans les biocarburants
Pour permettre à l'Italie et à l'Europe d'atteindre l'objectif de 20% d'énergies renouvelables en 2020, le Premier Ministre italien, Romano Prodi, compte sur les biocarburants brésiliens.
Il a annoncé que le gouvernement italien et le secteur privé prévoient d'investir près de 480 millions d'euros pour la construction de 4 usines de production de biodiesel au Brésil. De son côté, le Brésil a affirmé son intention de signer des contrats avec l'Italie dans les secteurs de la pharmacie, de l'éthanol, et du biodiesel. Le président Lula a également rappelé sa volonté d'arriver à un accord prochain entre le Mercosur et l'Union Européenne.
Source : http://www.bulletins-electroniques.com (17/04/2007)
14 avril 2007
Les termites pourraient s'avérer très utiles aux producteurs de bioéthanol
Souvent considérés comme des insectes nuisibles, à cause des dégâts qu'ils peuvent infliger à nos habitations, les termites pourraient permettre des avancées considérables dans la recherche sur les biocarburants.
Actuellement, même la terre entière recouverte de champs de canne à sucre ou de maïs, principales sources pour la production d'éthanol, ne suffirait pas pour répondre à la demande croissante en bioéthanol. De ce fait, pour produire de l'éthanol en masse, la solution serait d'utiliser la cellulose comme matière première. Cette matière, qui correspond au principal constituant du bois, représente 50% de la biomasse de notre planète. Néanmoins, les scientifiques ne parviennent pas, pour le moment, à dégrader la paroi de la cellulose, ce qui empêche la production de bioéthanol.
Or, on sait que les termites ont la particularité de se nourrir de cellulose, et donc de convertir celle-ci en glucose. Des chercheurs de l'Université de Floride ont pu identifier les enzymes qui permettent à ces insectes de digérer la matière première, et ont ensuite isolé les gènes produisant ces enzymes. A terme, cette découverte pourrait permettre de transférer ces gènes dans des bactéries spécifiques qui produiraient des enzymes transformant la cellulose en glucose, puis en éthanol. Plusieurs laboratoires américains étudient actuellement la possibilité de reproduire artificiellement ce processus complexe, qui pourrait donner de nouvelles perspectives aux producteurs de bioéthanol.
Source : http://www.frequenceterre.com (12/04/2007)
11 avril 2007
Pollution urbaine : les solutions des candidats
Une fois n'est pas coutume, Ségolène Royal, François Bayrou et Nicolas Sarkozy se prononcent dans le même sens : pour la poursuite de l'installation de radars et pour le développement des transports collectifs afin de réduire la pollution urbaine. En revanche, ils divergent sur la méthode. Quand Sarkozy récompense les efforts, Bayrou punit les pollueurs. Royal est plus vague et Le Pen ne précise pas sa position sauf qu'il refuse de taxer plus encore les automobilistes.
- Nicolas Sarkozy propose "une TVA réduite sur les véhicules propres" et une "pastille bleue qui donnera à leurs propriétaires une priorité de circulation et de stationnement" en ville. Il investira "massivement dans la recherche sur des moteurs non polluants, notamment par le biais d'un crédit d'impôt", et défiscalisera "les biocarburants pendant 10 ans". Il souhaite aussi "développer l'usage du vélo".
- Ségolène Royal estime que la place des 4x4 doit être traitée non seulement sous l'angle de la pollution mais aussi sous celui "de la sécurité routière, notamment en zone urbaine", car "toutes les études montrent qu'ils sont plus dangereux pour les piétons, car les chocs se produisent à un niveau plus élevé sur le corps". Elle se dit "favorable à ce que les maires instaurent une politique allant de la gratuité de stationnement pour les véhicules électriques à la limitation de l'accès de certains quartiers à des véhicules inadaptés aux usages urbains".
- François Bayrou va plus loin : il se dit favorable à une taxe sur les 4x4 et les fortes cylindrées, se fondant sur "le principe du pollueur-payeur". "Mais, pour changer durablement nos modes de consommation, je propose la mise en place d'une taxe sur les énergies fossiles afin d'inciter chacun à développer des stratégies personnelles d'économie d'énergie", ajoute-t-il, en précisant que "cette mesure doit être envisagée sur le long terme, avec progressivité". Il juge aussi qu'"il faut réduire les vitesses et développer les biocarburants".
- Jean-Marie Le Pen estime pour sa part que "les automobilistes étant surtaxés, il est exclu d'instaurer une taxe sur les grosses cylindrées".
Source : LCI (10/04/2007) - extrait de l'article "4x4 : ce que les candidats proposent"
Pour en savoir plus sur les projets des candidats concernant les biocarburants : Position des candidats sur la question des biocarburants
BP France réaffirme son engouement pour les biocarburants
Dans son communiqué de presse publié hier, BP France a de nouveau évoqué sa volonté d'incorporer des biocarburants dans tous ses carburants et s'est réengagé à distribuer dès 2007 de l'E85 dans 10 à 15 stations-service.
Source : Communiqué BP (10/04/2007)
05 avril 2007
L'orange : future source de bioéthanol !
Après des matières premières classiques comme le blé, la betterave, la canne à sucre ou le colza, c'est l'orange qui pourrait être utilisée pour produire du bioéthanol !
Selon Esteban Gonzales, ministre de l'environnement de la région de Valence en Espagne, une expérience menée en Californie montre que les déchets issus de la production de jus d'orange permettaient à sa région de créer 37,5 millions de litres de bioéthanol par an. En effet, les 5 usines de la région produisent annuellement 4 millions de tonnes d'oranges, pour 240 000 tonnes de pulpe et de pelure non exploitées. Cette production pourrait même atteindre 500 000 tonnes si une usine supplémentaire était créée.
Le ministre a également ajouté que la région allait investir dans le développement de ce bioéthanol à base d'oranges au cas où le secteur privé n'y parvenait pas.
Source : Reuters News Service
04 avril 2007
Etats-Unis : Production record de bioéthanol en 2006
Selon l’association des carburants renouvelables (RFA), la production de bioéthanol a atteint aux Etats-Unis un niveau record en janvier dernier.
Les Etats-Unis ont produit près de 600 000 hl par jour alors que la demande se situerait à 658 000 hl/jour. La hausse par rapport à janvier 2006 est de 138 000 hl/jour alors que la demande a elle-même progressé de 227 000 hl/jour.
Le pays, qui compte 114 usines produisant du bioéthanol pour une capacité totale de 212 millions d’hectolitres, construit en ce moment pas moins de quatre-vingt sites de production et sept subissent actuellement des travaux d’agrandissement.
Source : Agra
03 avril 2007
Brève : Saria Bio-industries va lancer une usine dédiée aux biocarburants
Le groupe Saria Bio-industries, acteur européen majeur dans la valorisation des co-produits d'origine animale, va investir 20 millions d'euros dans la construction d'une usine de biocarburants au Havre.
Avec une mise en service prévue fin 2008, elle devrait employer dans un premier temps 25 personnes et produire jusqu'à 100 000 tonnes de biocarburants par an. Des graisses animales provenant de l'équarrissage serviront à fabriquer du biodiesel et de la glycérine.
Source : http://www.enviro2b.com (3/04/2007)
Neste Oil et Stora Enso s'associent dans le biodiesel
Basée à Varkaus, en Finlande, l'usine de biocarburants sera alimentée à partir de la biomasse issue des résidus forestiers locaux.
Nécessitant un investissement de 14 millions d'euros, le site vise une production de 100 000 tonnes de diester par an, et sera opérationnel dès 2008.
L'accord entre les deux géants finlandais prévoit que Neste Oil produira du biodiesel et le commercialisera, tandis que Stora Enso utilisera l'énergie dégagée pour son usine à papier de Varkaus.
Rappelons que Stora Enso a récemment subi un plan de restructuration et a annoncé un bénéfice de 589 millions d'euros fin 2006 pour un chiffre d'affaires en progression de 10% à 14,6 milliards d'euros. De son côté, le pétrolier Neste Oil a réalisé un chiffre d'affaires 2006 de 12,6 milliards d'euros.
Source : http://www.enviro2b.com (26/03/2007)
















