01 avril 2008
Des Hummers qui roulent aux biocarburants... dès 2009!
Ceci n'est pas un poisson d'avril, les 4x4 géants que l'on voit régulièrement dans les séries américaines, les Hummers, rouleront aux biocarburants dès 2009.
Ces mastodontes de la route symboles de l'excès à l'américaine, connus pour leur consommation excessive d'essence (entre 20 et 30 L aux 100 Km) seront proposés en version super-éthanol. Ce sera d'abord le cas pour les modèles H2 et H2 SUT dès 2009, puis le H3 en 2010. Cependant, les moteurs flex-fuel de ces modèles resteront très gourmands en énergie. En effet, les modèles H2 seront équipés de V8 de 6,2 L et les H3 auront des V6, certes moins polluants, mais qui consommeront tout de même 6,2 L.
Il ne nous reste qu'à espérer que les fans de Hummers resteront lucides et comprendront que ces véhicules, même avec des moteurs flex-fuel, demeureront moins écologiques que des berlines "classiques".
Taïwan : Un biocarburant à base de paille de riz
L'institut de recherche sur l'énergie nucléaire (The Institute of Nuclear Energy Research) de Taïwan vient de créer un procédé permettant de produire de l'éthanol cellulosique à base de paille de riz.
Grâce à ce système, 10 kg de paille de riz permettent de produire 2 L d'éthanol cellulosique pur à 99,5 %. En améliorant encore le procédé, l'INER sera en capacité de produire, d'ici 2010, 200 L d'éthanol par jour à partir d' 1 Tonne de paille de riz. L'INER souhaite également transmettre ce savoir aux entreprises locales afin qu'elles fabriquent à leur tour de l'éthanol cellulosique. Ceci dans le but de réduire la consommation de pétrole de l'île. Cette nouvelle technologie pourrait ainsi couvrir 3% des besoins énergétiques du secteur des transports pour un coût de 25 $ taïwanais le litre (53 centimes d'euros).
24 mars 2008
Des biocarburants à base d'algues dès 2009 ?
Le groupe portugais Galp Energia a annoncé mi-mars son ambition de créer des biocarburants à partir de microalgues. Un accord a été signé dans ce but avec avec l'Institut portugais d'Ingénierie, de Technologie et d'Innovation (Ineti), ainsi qu'avec la société AlgaFuel.
L'accord signé entre les différents partenaires prévoit la construction d'une usine afin de produire les biocarburants. Ces derniers seront issus de microalgues et de gaz de combustion provenant de la raffinerie de Galp Energia à Sines, au Portugal.
Les biocarburants d'algues sont produits avec le CO2 comme matière première. Ce procédé est beaucoup plus économique en ce qui concerne l'utilisation de CO2 que la fabrication de biocarburants issus des matières premières traditionnelles.
Galp Energia souhaite que ce projet, qui représente 1 à 2 millions d'euros d'investissement, soit opérationnel dès 2009. Si les résultats sont concluants, une commercialisation sera alors envisagée.
Le patron de Nestlé critique sévèrement le développement des biocarburants
Le patron du groupe suisse Nestlé, Peter Brabeck, a déclaré ce dimanche dans l'hebdomadaire suisse NZZ am Sonntag que le développement des biocarburants entraînerait une pénurie des denrées alimentaires à l'échelle mondiale.
Selon Peter Brabeck, "si l'on veut couvrir 20 % du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n'y aura plus rien à manger". Le patron du 1er groupe alimentaire mondial ajoute même "qu' accorder d'énormes subventions pour les produire est inacceptable moralement et irresponsable".
En effet, les millions de tonnes de maïs, de blé et de soja consacrées au développement des biocarburants sont autant de tonnes en moins pour le secteur alimentaire. Ainsi, le prix des matières premières augmenteraient et l'eau serait également en danger selon Peter Brabeck puisqu'il déclare que pour produire un litre de bioéthanol il faut 4000 litres d'eau.
Bien que ces propos proviennent d'un grand patron, ils sont à prendre avec du recul. Il est évident que le patron de Nestlé cherche avant tout à défendre les intérêts du secteur alimentaire et plus particulièrement de son entreprise.
02 mars 2008
Les pétroliers refusent d'incorporer 5,75 % de biocarburants dans l'essence
Bien que la législation française impose dès cette année d'incorporer 5,75 % de biocarburants dans l'essence, les pétroliers refusent, sous prétexte que la législation européenne autorise seulement 5 % d'agrocarburants dans le carburant traditionnel.
Selon Jean-Louis Schilansky, délégué général de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), ce refus de la part des pétroliers serait uniquement dû à "un problème juridique". En effet, la legislation européenne autorise actuellement l'ajout de 5 % de biocarburants à l'essence alors que la loi française en impose 5,75 % dès 2008 (contre 2010 pour le reste de l'Europe). Or, les distributeurs de carburants qui ne respecteraient pas cette obligation française de 5,75 % en n'incorporant que 5% de biocarburants, s'exposent à des pénalités fiscales sur les 0,75 % "manquants". Ces amendes cumulées atteindraient un montant de plus de 100 millions d'euros selon l'Ufip, qui déclare que les pétroliers seraient "obligés de répercuter intégralement cette hausse sur les prix à la pompe". Ce problème soulevé par l'Ufip serait un faux problème, puisqu'un fonctionnaire de la direction générale de l'énergie à Bruxelles a indiqué que les 5 % actuellement autorisés allaient passer à 10 % cet été. Ces informations seraient des "informations publiques que personne ne peut ignorer" selon ce même fonctionnaire. On peut se demander si cette réticence de la part des pétroliers envers les biocarburants est liée à leur désir de développer le biodiesel plutôt que le bioéthanol.
















